Home Media Action Alerts2021 RDI diffuse un documentaire sur Gaza dépourvu de contexte / RDI Airs Gaza Documentary Devoid of Context

RDI diffuse un documentaire sur Gaza dépourvu de contexte / RDI Airs Gaza Documentary Devoid of Context

by Guila Cohen


English version appended below.

Le 19 octobre, RDI a diffusé le documentaire « Gaza » dans le cadre de sa série « Les Grands Reportages », qui offrait un portrait des Palestiniens à Gaza dépourvu de tout contexte.

Le documentaire original de 90 minutes est sorti en 2019 et a été réalisé par Gary Keane et Andrew McConnell. RDI a diffusé une version abrégée de 46 minutes adapter pour la tranche horaire habituelle d’une heure allouée aux Grands Reportages. Les deux versions ne diffèrent pas substantiellement. Bien que cette critique porte directement sur la version qu’RDI a diffusée, elle s’applique également au documentaire complet (disponible en français sur Prime Vidéo).

Pour regarder la version de RDI, cliquez immédiatement ci-dessous :

La société de production, Filmoption International, décrit le documentaire comme étant « un portrait cinématographique et enrichissant d’un peuple qui tente de mener une vie significative parmi les décombres d’un conflit éternel. » Le documentaire présente la vie des civils palestiniens, en se concentrant sur leurs luttes et leurs perspectives. Cependant, un défaut flagrant imprègne le documentaire: l’absence totale d’informations contextuelle. Le résultat est un documentaire trompeur dépourvu de tout contexte historique, politique ou social. Il est utile d’explorer le monde de la bande de Gaza du point de vue de ceux qui y vivent, cependant, les omissions flagrantes conduisent à une vision très déséquilibrée d’un conflit déjà chargé de désinformation. Ci-dessous, nous abordons certaines des omissions les plus flagrantes et ajoutons le contexte nécessaire pour comprendre le sort des Palestiniens vivant à Gaza.

Prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas

Au début du documentaire, nous sommes informés qu’« En 2005, l’état d’Israël détruit ses colonies et se retire de Gaza. En 2007 le mouvement de résistance islamique, Hamas, arrive au pouvoir suite à des élections libres. Depuis, l’État d’Israël impose un blocus à la bande de Gaza avec une fermeture complète de ses frontières. » Pour quelqu’un qui ne connaît pas bien les subtilités de l’histoire du conflit, il se peut qu’il ne perçoive pas trois points trompeurs :

Il serait facile de supposer à partir de cette déclaration qu’Israël a détruit ses colonies pour laisser les Palestiniens les mains vides lorsqu’ils ont pris le contrôle du territoire. En vérité, cela a été fait à la demande des Palestiniens qui voulaient remplacer les « logements ruraux unifamiliaux spacieux » par la « construction d’immeubles d’appartements multifamiliaux, qui seraient plus appropriés pour la population locale. » Les Palestiniens croyaient également que la construction de nouveaux immeubles à appartements serait une source importante d’emploi pour la population locale.

La remarque d’ouverture induit en erreur les téléspectateurs de RDI en déclarant que le Hamas est arrivé au pouvoir « suite à des élections libres. » Le Hamas a remporté la majorité au Conseil législatif palestinien, recueillant 76 des 132 sièges. Cependant, les conflits entre l’Autorité Palestinienne (AP) et le Hamas se sont poursuivis pendant près d’un an, se terminant avec la sanglante bataille de Gaza qui a vu l’AP entièrement évincée de la bande de Gaza. En conséquence, l’UE a retiré sa force de surveillance de Gaza puis Israël et l’Égypte ont décrété un blocus pour empêcher le Hamas d’acquérir des armes mortelles.

L’Électricités

Un propriétaire de magasin déplore que « les coupures d’électricité c’est un gros poblème [à Gaza]. On n’a que quatre heures d’électricité par jour. » Malheureusement, à aucun moment le documentaire n’aborde pourquoi la situation est ainsi. Gaza dispose de trois sources d’électricité : (1) une centrale électrique fonctionnant au diesel, (2) la Société Électrique Israélienne (SEI) et (3) l’Égypte. La soi-disant « crise d’électricité à Gaza » est le résultat du conflit en cours entre le Hamas et l’Autorité Palestinienne. En avril 2017, après la panne de carburant de la centrale, l’électricité fournie par la SEI était indispensable au maintien du réseau électrique de Gaza. Cependant, l’Autorité Palestinienne a annoncé qu’elle cesserait tous paiements d’électricité à la SEI, entraînant une augmentation des coupures de courant dans la bande de Gaza. Pourquoi l’AP a-t-elle pris cette décision? Pour augmenter la pression sur le Hamas avant les élections palestiniennes.

L’Économie et le Chômage

Un important thème du documentaire est la situation financière difficile du peuple palestinien, en particulier des jeunes. Comme le dit un paramédical : « Depuis plus de dix ans, ces jeunes n’ont aucune perspective d’avenir, ils n’ont aucun espoir. » La pauvreté et le chômage sont endémiques à Gaza, mais le documentaire n’explique jamais pourquoi. De plus, des millions de dollars d’aide humanitaire envoyés pour aider les Palestiniens de Gaza ne sont jamais abordés. Peut-être que la raison de cette omission réside dans le fait gênant que ces fonds sont détournés par le gouvernement « librement élu » du Hamas qui les utilises à des fins d’enrichissement personnel, pour construire des tunnels d’attaques terroristes et des roquettes.

Israël et les fausses allégations « d’occupation »

« Les jeunes sont prêts à tout sacrifier pour leur liberté. Tant que le territoire sera occupé, ils ne s’arrêteront pas. » Liberté de… et occupation par qui…? L’affirmation selon laquelle Israël « occupe » Gaza est une calomnie politique sans fondement. Un blocus est imposé par Israël et l’Égypte pour protéger leurs populations respectives du terrorisme. Mais il n’y a aucune présence israélienne, militaire ou civil, à Gaza. Ce qui retient les Palestiniens emprisonnés ce n’est pas le blocus, qui n’est qu’un symptôme d’un problème beaucoup plus vaste : le Hamas. Peut-être que l’énergie de ces jeunes serait plus utile concentrer sur le renversement du gouvernement du Hamas qui les utilise comme des pions dans leur assaut continu contre Israël.

La guerre de Gaza de 2014 et les pertes humaines

La guerre de 50 jours entre le Hamas et Israël est très présente tout au long du documentaire. Souvent, elle est présentée comme un tournant dans le conflit Israël-Gaza. Cependant, à aucun moment est-ce qu’on donne du contexte expliquant pourquoi la guerre a eu lieu.

La guerre a commencé à la suite de tirs de roquettes continus et de menace d’attaque par « tunnels sous la frontière » incitant Israël à riposter dans l’espoir de mettre fin aux assauts. Personne ne peut nier que la guerre a été dévastatrice et que les Palestiniens de Gaza en ont subi le plus gros. Cependant, omettre la cause induit le public en erreur. Le Hamas a été le seul instigateur de toutes les guerres entre lui et Israël depuis qu’il a pris le contrôle de la bande de Gaza.

Dans le documentaire, les seuls faits qui nous sont donnés sur la guerre sont les pertes subies par les deux parties. « Gaza a particulièrement souffert durant la guerre des 50 jours l’opposant à Israël. Plus de 2200 personnes ont été tuées, dont 500 enfants. Du côté d’Israël, 66 soldats et 6 civils ont trouvé la mort lors des affrontements. » Cela insinue que la disparité est due au fait qu’Israël est militairement supérieur et mène des représailles disproportionnées. Est-ce qu’Israël devrait fermer les yeux lorsque des civils sont constamment menacés de tirs de roquettes?

Les pertes plus élever du côté palestinien sont fortement lié à deux facteurs qui n’ont rien à voir avec la riposte d’Israël. Principalement, Israël a investi des millions de dollars pour assurer la sécurité de ses citoyens grâce au Dôme de Fer (un intercepteur de missiles) et à un vaste réseau d’abris anti-bombes. Sans ces mesures de sécurité, les roquettes tirées par le Hamas auraient causé des pertes massives de civils israéliens. Le plus grossier est l’utilisation par le Hamas de civils comme boucliers humains. Ils placent à dessein des quartiers généraux militaires et des caches d’armes « à l’intérieur des hôpitaux, des mosquées et des écoles. » Si le gouvernement du Hamas utilisait les millions d’aide humanitaire pour protéger ses citoyens au lieu de les mettre en danger, il n’y aurait aucune victime des deux côtés du conflits, militaire ou civil.

Où allons-nous à partir d’ici?

Le but du documentaire était de passer le micro aux civils palestiniens et de leur permettre de raconter leurs propres histoires. Bien sûr, il y a de la valeur à cela. Les Israéliens ne veulent pas que les Palestiniens de Gaza souffrent. Les scènes qui se déroulant dans le documentaire de RDI sont déchirantes, mais le blâme est souvent déplacé ou laissé à l’interprétation des téléspectateurs. Les Palestiniens de Gaza doivent être libérés de leurs véritables oppresseurs: le Hamas. Comme l’a déclaré un chauffeur, « si le Hamas n’existait pas, les problèmes de la Palestine seraient résolus. » Jusque-là, toute tentative pour améliorer la vie des gazaouies est vouée à l’échec; le Hamas poursuivra ses assauts contre les civils israéliens, et Israël n’aura pas d’autre choix que de se défendre en ripostant.

Rassurez-vous, HonestReporting Canada a communiqué ces préoccupations directement à Radio-Canada.


On October 19th, RDI aired the documentary “Gaza” as part of their Les Grands Reportages series, which provided a myopic portrayal of Palestinians in Gaza as it was devoid of due context.

The original 90-minute documentary was released in 2019 and was directed by Gary Keane and Andrew McConnell. RDI aired a shortened 46-minute version to fit into the usual one-hour time slot allotted to Les Grands Reportages. There is no substantial difference between the version aired by RDI and the original. Although this critique directly addresses the version RDI aired, it is equally applicable to the full documentary (available for streaming in French on Prime Video).

To watch RDI’s version click immediately below:

The production company, Filmoption International, describes the documentary as “a cinematic and enriching portrait of a people attempting to lead meaningful lives against the rubble of perennial conflict.” The documentary showcases the lives of Palestinian civilians, focusing on their struggles and their outlook. However, one glaring flaw permeates throughout the documentary, the total lack of background information. The result is a misleading documentary devoid of any historical, political, or social context. There is value in exploring the world of the Gaza Strip from the perspective of those living within; however, the glaring omissions lead to a highly unbalanced view of a conflict that is already fraught with misinformation. Below, we tackle some of the most glaring omissions and add the necessary context for a holistic understanding of the plight of Palestinians living in Gaza.

Hamas Takeover of the Gaza Strip

At the beginning of the documentary, we’re informed that “In 2005, Israel destroyed its settlements and withdrew from Gaza. In 2007, the Islamic Resistance Movement, Hamas, came to power in free elections. Since then, Israel has imposed a blockade on Gaza, completely sealing its borders.” Someone who is not well versed in the intricacies of the conflict’s history may not perceive three misleading points:

It would be easy to assume from this statement that Israel destroyed their settlements to leave the Palestinians empty-handed once they took over the territory. In truth, this was done at the request of the Palestinians who wanted to replace the “spacious single-family rural dwellings” with the “construction of multi-family apartment buildings, which would be more appropriate for the local population.” The Palestinians also believed that the construction of new apartment buildings would be a source of employment for the local population.

The opening remarks also mislead RDI’s viewers when stating that “Hamas came to power in free elections.” Hamas did win a majority in the Palestinian Legislative Council, collecting 76 of the 132 seats. However, conflicts between the Palestinian Authority (PA) and Hamas were ongoing for close to a year, ending in the bloody internecine battle of Gaza that saw the former entirely ousted from the Gaza Strip. As a result, the EU pulled its monitoring force out of Gaza and both Israel and Egypt enacted a blockade to prevent Hamas from acquiring any deadly weapons.

Electricity

A shop owner laments that “Power cuts are a big problem [in Gaza]. We only have four hours of electricity a day.” Unfortunately, at no point does the documentary tackle why that is. Gaza has three sources of electricity: (1) a single power plant that runs on diesel, (2) the Israeli Electric Corporation (IEC), and (3) Egypt. The so-called “Gaza electricity crisis” is the result of the ongoing conflict between Hamas and the PA. In April 2017, after the powerplant ran out of fuel, electricity supplied by the IEC was essential for maintaining the power grid. However, the PA announced they would halt all electricity payments to the IEC, leading to increased power cuts across the Strip. Why did the PA make this decision? To increase pressure on Hamas in advance of the Palestinian elections.

Economy and Unemployment

A thread running throughout the documentary is the financial plight of the Palestinian people, especially the youth. As one medic puts it, “For more than ten years, these young people have had no prospect for the future, they have no hope.” Poverty and unemployment are rampant throughout Gaza, but the documentary never addresses why that is. Moreover, the millions of US dollars in humanitarian aid sent to help the Palestinian people of Gaza is never addressed. Maybe the reason for this omission lies in the inconvenient fact that these funds get siphoned away by the “freely elected” Hamas government who uses them for personal enrichment, to build terror-attack tunnels and rockets.

Israel and False Claims of “Occupation”

“Young people are ready to sacrifice everything for their freedom. As long as the territory is occupied, they will not stop.” Freedom from and occupied by who? The claim that Israel “occupies” Gaza is a political smear with no basis in fact. A blockade is enforced by Israel and Egypt to protect their respective populations from terrorism. But there is no Israeli presence, military or civilian, in Gaza. What is holding Palestinians imprisoned is not the blockade, which is only one symptom of a much larger problem: Hamas. Maybe the energy of these young people would be better used ousting the Hamas government who is using them as pawns in their continued assault on Israel.

The 2014 Gaza War and Casualties

The 50-day war between Hamas and Israel is highly prominent throughout the documentary. Often, it is framed as a turning point in the Israel-Gaza conflict. At no point, however, is any context given as to why it happened.

The war started due to continuous rocket fire and the threat of Hamas “militants tunnelling under the border,” which prompted Israel’s retaliation in the hopes of halting these assaults. No one can deny that the war was devastating and that Palestinians in Gaza felt the brunt of it. However, omitting the cause misleads the public. Hamas has been the sole instigator of every war between itself and Israel since taking control of the Gaza Strip.

In the documentary, the only facts we are given about the war are the casualties incurred by both sides. “Gaza particularly suffered during the 50-day war between it and Israel. More than 2,200 people were killed, including 500 children. On Israel’s side, 66 soldiers and 6 civilians were killed during the clashes.” The implication here is that this disparity is due to Israel’s increased military power and alleged disproportional retaliation. Is Israel supposed to turn a blind eye when civilians are under continuous threat of rocket fire?

The higher loss of life on the Palestinian side is strongly linked to two factors that have nothing to do with Israel’s response. Primarily, Israel has invested millions of dollars to ensure the safety of its citizens through the Iron Dome missile interceptor and an extensive network of bomb shelters. Without these safety measures, the rockets fired by Hamas would have inflicted mass casualties of Israeli civilians. Most egregious is Hamas’ use of civilians as human shields. They purposefully place military headquarters and weapon caches “inside hospitals, mosques, and schools”. If the Hamas government used the millions in humanitarian aid to protect their citizens instead of putting them in danger there would be no casualties on either side, military or civilian.

Where do we go from here?

The purpose of the documentary was to hand the mic to Palestinian civilians and allow them to tell their stories. Of course, there is great value in that. Israelis do not want Gazan Palestinians to suffer. Watching the scenes unfolding in RDI’s documentary is heart-wrenching, but the blame is often misplaced or left up for interpretation. The Palestinians in Gaza need to be freed from their true oppressor: Hamas. As one driver stated, “if Hamas did not exist, Palestine’s problems would be solved.” Until then, any attempts to improve the lives of Gazans are doomed to fail; Hamas will continue its assaults on Israeli civilians, and Israel will have no choice but to retaliate in defence.

Rest assured, HonestReporting Canada has communicated these concerns directly to Radio-Canada.

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