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In the May 28 open letter published in Le Devoir entitled: “Gaza Deserves More Than Words, Mr. Carney,” a group of Quebecers – Jean-Pierre Charbonneau, Louise Harel, Gilles Duceppe, Françoise Guénette, and Catherine Audrain – penned a letter to Prime Minister Mark Carney, condemning what they described as “the unbearable inhumanity imposed by Israel on the people of Gaza.” They also presented a petition with around 900 signatures, urging Canada to sever military ties with Israel and assume a leadership role in peacekeeping. While emotion runs high in their letter, the piece was sorely lacking in balance, context, and logical consistency.
To start, their central accusation, that Israel is solely responsible for the humanitarian tragedy in Gaza, was heavy on rhetoric but short on context. The authors cited “more than 50,000 deaths” and spoke of the “famine overwhelming a bloodless population.” They mourned the women and children killed in the conflict, yet made no mention of the role Hamas has played in this catastrophe. Not a word about the thousands of armed fighters who deliberately embedded themselves in schools, hospitals, and residential neighborhoods, turning civilians into human shields. Not a word about the massacre on October 7, 2023, the brutal torture, rape, and abduction of civilians, or the fact that over four dozen hostages remain in Hamas captivity today. That massacre is what created the war that continues.
Apparently, these civilian Israeli lives do not merit mention in a piece purporting to defend civilians.
The letter went on to praise the Carney government for joining France and the United Kingdom in calling for an end to Israel’s military operations, and in demanding that Canada impose an arms embargo and cease imports from Israeli towns in Judea & Samaria (“West Bank”). A bold diplomatic strategy, no doubt, if one’s goal is to virtue signal from afar with no regard for real-world complexity. But one must not pretend that this is a serious policy proposal grounded in practical geopolitics. Israel is a sovereign democracy, not a rogue state or a military junta. Decisions about its national security are made by its elected leaders, not by online petitions from another continent.
Speaking of the petition, the authors cited the roughly 900 signatories as a show of “civil society” speaking with one voice. Really? Since when does a three-digit online petition represent the collective will of Quebec, let alone Canada? A change.org campaign to ban pineapple on pizza would likely draw more signatures. (Actually, this competing petition to celebrate pineapple pizza garnered nearly 1,200) A list that includes retirees, obscure consultants, and self-described “citizens of the world” may be long, but it’s not especially weighty. Most of the names carry no policy influence and are entirely unknown outside their own social circles. This is not a groundswell; it’s a curated roll call of ideological agreement.
The authors pre-emptively addressed the common criticism that their stance might be antisemitic. “Our intervention in no way justifies Hamas’s terrorist actions,” they wrote, and “we refute in advance any accusations of anti-Semitism.” Criticizing Israel is not inherently anti-Semitic. But when one reserves their outrage exclusively for the Jewish State while ignoring or minimizing far more egregious abuses elsewhere, the selectivity begins to look less like a moral concern and more like a political fixation.
Where are the letters condemning the Taliban’s treatment of women in Afghanistan, where girls are banned from schools and women are confined to their homes? Where are the petitions against Canada’s friendly diplomatic and trade relationship with Qatar, a nation with an abysmal human rights record and direct ties to Hamas? In 2022, Canada exported nearly $50 million worth of military goods to Qatar – where’s the call for an arms embargo? The silence is deafening.
It’s not that these authors are actively anti-Jewish, necessarily. It’s that they are selectively moral, and that selectivity almost always seems to point in one direction: Israel. Perhaps it’s more fashionable in certain academic and activist circles to condemn the Jewish state than to confront abuses in theocratic or authoritarian regimes. Or perhaps it’s simply easier to pile onto a liberal democracy with a free press and regular elections than to grapple with the thornier realities of the Middle East.
The authors closed with a call for Canada to embrace its “experience in peacekeeping” by invoking the names of Roméo Dallaire and Louise Arbour. It’s a moving touch, but also a puzzling one. Do they seriously envision Canadian troops parachuting into Gaza?
Peace is not achieved by one-sided moral denunciations or wishful diplomacy. It comes from confronting hard truths: that Hamas deliberately provoked and perpetuates this war, that it continues to hold hostages and fire rockets from civilian areas, and that Israel, like any country, has the right to defend its people.
If the authors of this letter truly cared about justice, they would direct some of their righteous indignation toward those who started this war, and those who have prolonged it by hiding behind innocents. Until then, their letter is little more than a politically convenient expression of outrage – loud on morality, silent on reality.
La lettre ouverte sur Gaza publiée dans Le Devoir ignore les vérités dérangeantes sur le Moyen-Orient
Dans la lettre ouverte du 28 mai publiée dans Le Devoir et intitulée « Gaza mérite plus que des mots, M. Carney », un groupe de Québécois – Jean-Pierre Charbonneau, Louise Harel, Gilles Duceppe, Françoise Guénette et Catherine Audrain – ont écrit une lettre au Premier ministre Mark Carney, condamnant ce qu’ils décrivent comme « l’insoutenable inhumanité imposée par Israël à la population de Gaza ». Ils ont également présenté une pétition ayant recueilli quelque 900 signatures, exhortant le Canada à rompre ses liens militaires avec Israël et à assumer un rôle de premier plan dans le maintien de la paix. Si l’émotion est grande dans cette lettre, l’article manque cruellement d’équilibre, de contexte et de cohérence logique.
Tout d’abord, leur accusation centrale, selon laquelle Israël est le seul responsable de la tragédie humanitaire à Gaza, est lourde de rhétorique mais pauvre en contexte. Les auteurs citent « plus de 50 000 morts » et parlent de la « famine qui accable une population exsangue ». Ils pleurent les femmes et les enfants tués dans le conflit, mais ne mentionnent pas le rôle joué par le Hamas dans cette catastrophe. Pas un mot sur les milliers de combattants armés qui se sont délibérément retranchés dans les écoles, les hôpitaux et les quartiers résidentiels, transformant les civils en boucliers humains. Pas un mot sur le massacre du 7 octobre 2023, sur la torture brutale, le viol et l’enlèvement de civils, ni sur le fait que plus de quatre douzaines d’otages sont toujours détenus par le Hamas aujourd’hui. Ce massacre est à l’origine de la guerre qui se poursuit.
Apparemment, ces vies civiles israéliennes ne méritent pas d’être prises en compte.
La lettre poursuit en félicitant le gouvernement Carney de s’être joint à la France et au Royaume-Uni pour demander la fin des opérations militaires d’Israël et pour exiger que le Canada impose un embargo sur les armes et cesse les importations en provenance des villes israéliennes de Judée et de Samarie (« Cisjordanie »). Une stratégie diplomatique audacieuse, sans aucun doute, si l’objectif est de donner un signal de vertu à distance, sans tenir compte de la complexité du monde réel. Mais il ne faut pas prétendre qu’il s’agit d’une proposition politique sérieuse, fondée sur une géopolitique pratique. Israël est une démocratie souveraine, pas un État voyou ni une junte militaire. Les décisions concernant sa sécurité nationale sont prises par ses dirigeants élus, et non par des pétitions en ligne provenant d’un autre continent.
En ce qui concerne la pétition, les auteurs citent les quelque 900 signataires comme une preuve que la « société civile » parle d’une seule voix. Mais qu’en est-il ? Depuis quand une pétition en ligne à trois chiffres représente-t-elle la volonté collective du Québec, et a fortiori du Canada ? Une campagne Change.org visant à interdire l’ananas sur les pizzas recueillerait probablement plus de signatures. (En fait, cette pétition concurrente visant à célébrer la pizza à l’ananas a recueilli près de 1 200 signatures). Une liste comprenant des retraités, d’obscurs consultants et des personnes se décrivant comme des « citoyens du monde » est peut-être longue, mais elle n’a pas de poids particulier. La plupart des noms n’ont aucune influence politique et sont totalement inconnus en dehors de leurs propres cercles sociaux. Il ne s’agit pas d’une vague de fond, mais d’un appel nominal d’accord idéologique.
Les auteurs ont répondu de manière préventive à la critique courante selon laquelle leur position pourrait être antisémite. « Notre intervention ne justifie en rien les actions terroristes du Hamas », écrivent-ils, et “nous réfutons par avance toute accusation d’antisémitisme”. Critiquer Israël n’est pas intrinsèquement antisémite. Mais lorsque l’on réserve son indignation exclusivement à l’État juif tout en ignorant ou en minimisant des abus bien plus flagrants ailleurs, la sélectivité commence à ressembler moins à une préoccupation morale qu’à une fixation politique.
Où sont les lettres condamnant le traitement des femmes par les talibans en Afghanistan, où les filles sont interdites d’école et les femmes confinées chez elles ? Où sont les pétitions contre les relations diplomatiques et commerciales amicales que le Canada entretient avec le Qatar, un pays dont le bilan en matière de droits de l’homme est catastrophique et qui entretient des liens directs avec le Hamas ? En 2022, le Canada a exporté pour près de 50 millions de dollars de matériel militaire au Qatar. Le silence est assourdissant.
Ce n’est pas que ces auteurs soient activement antijuifs, nécessairement. C’est qu’ils sont sélectivement moraux, et cette sélectivité semble presque toujours pointer dans une direction : Israël. Peut-être est-il plus à la mode dans certains cercles universitaires et militants de condamner l’État juif que de s’attaquer aux abus commis par des régimes théocratiques ou autoritaires. Ou peut-être est-il tout simplement plus facile de s’en prendre à une démocratie libérale dotée d’une presse libre et d’élections régulières que de s’attaquer aux réalités plus épineuses du Moyen-Orient.
Les auteurs concluent en appelant le Canada à mettre à profit son « expérience en matière de maintien de la paix » en citant les noms de Roméo Dallaire et de Louise Arbour. C’est une touche émouvante, mais qui laisse perplexe. Envisagent-ils sérieusement de parachuter des troupes canadiennes à Gaza ?
La paix ne s’obtient pas par des dénonciations morales unilatérales ou par des vœux pieux. Elle est le fruit d’une confrontation avec de dures vérités : le Hamas a délibérément provoqué et perpétué cette guerre, il continue de détenir des otages et de tirer des roquettes depuis des zones civiles, et Israël, comme tout autre pays, a le droit de défendre son peuple.
Si les auteurs de cette lettre se souciaient vraiment de justice, ils dirigeraient une partie de leur juste indignation vers ceux qui ont déclenché cette guerre et ceux qui l’ont prolongée en se cachant derrière des innocents. En attendant, leur lettre n’est guère plus qu’une expression d’indignation politiquement commode – forte sur la moralité, silencieuse sur la réalité.






