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In recent days, based on complaints from students in the province, the government of Quebec has intervened in a number of Middle East-themed courses, seeking to investigate and ensure that what is being taught meets the province’s educational standards.
The move, led by Minister of Higher Education Pascale Déry, ruffled feathers among some critics, who complained of provincial interference.
While there is no inherent problem in making such criticisms in itself, it became apparent quickly that the issue was as much about Déry, a Jewish Quebecker who previously served as a board member for the Centre for Israel and Jewish Affairs (CIJA), as it was about the complaints about interference.
One February 18 article in La Presse by reporter Léa Carrier made a point to tell readers that “Pascale Déry did not want to elaborate Tuesday on the questions raised about her ties to a Jewish lobbying organization that are causing unease in the higher education community.”
With that, La Presse made it clear that Déry has something to answer for, rather than her critics, who were not made to defend why a member of the Jewish community should be on the defensive for her past involvement in a Jewish communal organization.
The following day, Le Devoir reporter Marie-Michèle Sioui added her voice to the mix, referring to CIJA as “a Zionist organization” as an apparent pejorative (though the organization would consider it a badge of honour), repeating allegations by a local teacher’s union that Déry had the “appearance of a conflict of interest” due to her past involvement with the Jewish organization.
A week later, on February 27, La Presse’s Léa Carrier returned with a follow-up article, breathlessly reporting that “the Minister of Higher Education targeted courses dealing with Palestinian literature at another CEGEP, La Presse has learned.”
The article made sure to remind readers about Déry’s previous involvement with CIJA.
And then, on February 28, Le Devoir featured Déry in its editorial cartoon, featuring her tossing papers featuring the word ‘Palestine’ into the garbage, while a certificate on the wall behind her read: “CIJA member 2016-2022,” alongside a Star of David. The implication is anything but subtle: Déry, formerly involved in a Jewish organization, could not possibly be upholding the demands of her job.
While the complaints about Déry’s “appearance of a conflict of interest” may appear reasonable to its proponents, in truth, it is without merit. Why would a minister in the field of education’s past work with a Jewish community group be cause for concern? Is it so inconceivable that the Jewish community’s concerns are so unreasonable that they are also a matter of concern to the province?
As former federal NDP leader Thomas Mulcair pointed out in a column in The Gazette on February 19, such criticisms are “a step away from saying that because Déry is Jewish that she can’t handle this sensitive issue properly. That’s a foul ball.”
Similarly, Yasmine Abdelfadel, a columnist for Le Journal de Montreal whose commentaries have previously been noted for problematic anti-Israel content, rightly saw through the criticisms of Dery, writing that “there is this perfidious insinuation: her past involvement in CIJA, an organization defending the interests of the Jewish community, would raise doubts about her objectivity. It is not clearly stated that it is her religion that she is being criticized for, but the shadow of suspicion looms. Ah, beautiful hypocrisy! We are beating around the bush, talking about ‘an appearance of conflict of interest,’ but we know very well what is implied.”
What was notably absent in the recent articles in La Presse and Le Devoir covering the ‘scandal’ of Déry’s investigation into Quebec education was a thorough evaluation as to the level of extreme anti-Israel and antisemitic vitriol taking place in Quebec colleges and universities, including violence, harassment, intimidation and more directed at Jewish and Israeli students, perpetrated by anti-Israel mobs.
With these three La Presse and Le Devoir articles, the reporters allowed themselves to take complaints against a Jewish minister with feeble rational bases and give them an uncritical platform for their readers.
Les journaux francophones de Montréal Le Devoir et La Presse attaquent la ministre provinciale juive de l’éducation pour un prétendu « conflit d’intérêts » dans le cadre d’une enquête sur le contenu anti-israélien dans les écoles.
Ces derniers jours, suite à des plaintes d’étudiants de la province, le gouvernement du Québec est intervenu dans un certain nombre de cours sur le thème du Moyen-Orient, cherchant à enquêter et à s’assurer que ce qui est enseigné répond aux normes éducatives de la province.
Cette initiative, menée par la ministre de l’enseignement supérieur Pascale Déry, a hérissé le poil de certains critiques, qui se sont plaints de l’ingérence de la province.
Bien qu’il n’y ait pas de problème en soi à formuler de telles critiques, il est rapidement apparu que le problème concernait autant Mme Déry, une Québécoise juive qui a déjà été membre du conseil d’administration du Centre pour les affaires juives et israéliennes (CIJA), que les plaintes relatives à l’ingérence.
Un article publié le 18 février dans La Presse par la journaliste Léa Carrier s’est fait un devoir de dire aux lecteurs que « Pascale Déry n’a pas voulu élaborer mardi sur les questions soulevées au sujet de ses liens avec un organisme de lobbying juif qui suscitent un malaise dans le milieu de l’enseignement supérieur ».
Ce faisant, La Presse a clairement indiqué que Mme Déry avait des comptes à rendre, plutôt que ses détracteurs, qui n’ont pas eu à expliquer pourquoi un membre de la communauté juive devrait être sur la défensive en raison de son implication passée dans une organisation communautaire juive.
Le lendemain, la journaliste du Devoir Marie-Michèle Sioui a ajouté sa voix au mélange, qualifiant le CIJA d’« organisation sioniste » de façon apparemment péjorative (bien que l’organisation la considère comme un insigne d’honneur), répétant les allégations d’un syndicat d’enseignants local selon lesquelles Mme Déry avait l’« apparence d’un conflit d’intérêts » en raison de son implication passée dans l’organisation juive.
Une semaine plus tard, le 27 février, Léa Carrier, de La Presse, revenait avec un article de suivi, rapportant à bout de souffle que « la ministre de l’Enseignement supérieur a ciblé des cours traitant de littérature palestinienne dans un autre cégep, a appris La Presse ».
L’article s’est assuré de rappeler aux lecteurs l’implication antérieure de M. Déry dans le CIJA.
Puis, le 28 février, Le Devoir a présenté Mme Déry dans sa caricature éditoriale, la montrant en train de jeter à la poubelle des papiers portant le mot « Palestine », tandis qu’un certificat sur le mur derrière elle se lisait : « Membre du CIJA 2016-2022 », à côté d’une étoile de David. Le sous-entendu est loin d’être subtil : Mme Déry, anciennement impliquée dans une organisation juive, ne peut en aucun cas respecter les exigences de son travail.
Bien que les plaintes concernant « l’apparence de conflit d’intérêts » de M. Déry puissent sembler raisonnables aux yeux de leurs partisans, elles sont en réalité sans fondement. Pourquoi le travail passé d’un ministre de l’éducation avec un groupe communautaire juif serait-il une source d’inquiétude ? Est-il si inconcevable que les préoccupations de la communauté juive soient si déraisonnables qu’elles préoccupent également la province ?
Comme l’a souligné l’ancien chef du NPD fédéral, Thomas Mulcair, dans une chronique publiée dans The Gazette le 19 février, de telles critiques sont « à deux doigts de dire que, parce que Mme Déry est juive, elle ne peut pas s’occuper correctement de cette question délicate. C’est une fausse balle.
De même, Yasmine Abdelfadel, une chroniqueuse du Journal de Montréal dont les commentaires ont déjà été remarqués pour leur contenu anti-israélien problématique, a vu clair dans les critiques de Déry, écrivant qu’« il y a cette insinuation perfide : son implication passée dans le CIJA, un organisme défendant les intérêts de la communauté juive, soulèverait des doutes quant à son objectivité ». Il n’est pas clairement dit que c’est sa religion qui lui est reprochée, mais l’ombre du soupçon plane. Ah, belle hypocrisie ! On tourne autour du pot, on parle d’« apparence de conflit d’intérêts », mais on sait très bien ce que cela implique ».
Ce qui était notablement absent des récents articles de La Presse et du Devoir couvrant le « scandale » de l’enquête de Déry sur l’éducation au Québec, c’était une évaluation approfondie du niveau de vitriol anti-israélien et antisémite extrême dans les collèges et universités du Québec, y compris la violence, le harcèlement, l’intimidation et bien d’autres choses dirigées contre les étudiants juifs et israéliens, perpétrés par des foules anti-israéliennes.
Avec ces trois articles de La Presse et du Devoir, les journalistes se sont permis de prendre des plaintes contre un ministre juif avec des bases rationnelles faibles et de leur donner une plate-forme non critique pour leurs lecteurs.







