Cliquez ici pour la version française
In his January 6 article in the Journal de Montreal entitled: “Israel and its genocidal ministers,” columnist Loïc Tassé wrote that “two ministers in Benyamin Netanyahu’s government have clearly called for genocide against Palestinians in the Gaza Strip.” Such a claim, leveled with the gravity of genocidal intent, is a complete and utter misrepresentation of Israel’s statements and its stated goals.
Tassé wrote that “A few days ago, Finance Minister Bazael Smotrich and Interior Minister Itamar Ben Gvir asked Gazans to leave the region before the Israelis replaced them.”
Tassé does not stop here; he claims that Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu also supports the idea of genocide, speculating wildly and without any evidence that “It is very likely that Netanyahu shares the views expressed by his two extremist ministers.”
This statement is accompanied by zero evidence to support his claim.
As writer Christopher Hitchens has said, “That which can be asserted without evidence, can be dismissed without evidence.”
Public opinion polls have shown a majority of Israelis oppose any plan to annex the Gaza Strip, and that opinion is shared by the Israeli prime minister.
In a public address on January 10, Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu explicitly said that “Israel has no intention of permanently occupying Gaza or displacing its civilian population. Israel is fighting Hamas terrorists, not the Palestinian population.”
Passing statements made by junior ministers in Israel have widely been used to falsely assert that Israel has genocidal intent. In November, Amihai Eliyahu, Israel’s heritage minister, made a comment about using a nuclear bomb to fight Hamas, which has been used by South Africa in its slanderous attack on Israel at the International Court of Justice (ICJ). Eliyahu, who was not a part of Israel’s war cabinet and thus did not make military decisions, was immediately condemned by Netanyahu, who suspended him from cabinet meetings and said that his words were “detached from reality.”
Netanyahu took his condemnation of Eliyahu a step further, saying in a statement that “Israel and the IDF are acting in accordance with the highest standards of international law in order to prevent harm to uninvolved people, and we will continue to do that all the way to victory.”
Israeli Defense Minister Yoav Gallant similarly condemned Eliyahu, labeling them “baseless and irresponsible,” and that he was glad that Eliyahu was “not the people in charge of Israel’s security.”
None of these details seem to have deterred Tassé from making these unfounded allegations against Israel.
As irresponsible as Eliyahu’s statements were, he was not a decision-maker, he was condemned by Israel’s leadership, and that leadership reiterated its commitment to minimizing civilian casualties.
In his column, Tassé made an irresponsible claim, failed to back up his allegation with evidence, and appears to have not even done the bare minimum of research that unmasks the total ludicrousness of his assertions.
These are not inconsequential details. Tassé does not restrain himself from making false accusations, but then sees it as unnecessary to back up those same allegations.
Former Canadian Minister of Justice and Attorney General Irwin Cotler has said that accusations accusing Israel of “genocide” are an “inversion of fact and law to charge the country that is exercising its rightful obligation to self-defence…to put an allegation of genocide against that country when it was the victim of acts of genocide” by Hamas on October 7.”
Tassé is entitled to share his commentary, but his disregard for the basics of factual accuracy delegitimizes his entire column.
Version française
Dans son article du 6 janvier du Journal de Montréal intitulé “Israël et ses ministres génocidaires“, le chroniqueur Loïc Tassé écrit que “deux ministres du gouvernement de Benyamin Netanyahou ont clairement appelé au génocide contre les Palestiniens de la bande de Gaza”. Une telle affirmation, qui a la gravité d’une intention génocidaire, est une déformation complète et totale des déclarations d’Israël et de ses objectifs déclarés.
Tassé a écrit qu'”il y a quelques jours, le ministre des finances Bazael Smotrich et le ministre de l’intérieur Itamar Ben Gvir ont demandé aux habitants de Gaza de quitter la région avant que les Israéliens ne les remplacent”.
Tassé ne s’arrête pas là ; il affirme que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu soutient également l’idée de génocide, spéculant sauvagement et sans aucune preuve que “Il est très probable que Netanyahu partage les points de vue exprimés par ses deux ministres extrémistes”.
Cette déclaration n’est accompagnée d’aucune preuve à l’appui.
Comme l’a dit l’écrivain Christopher Hitchens, “ce qui peut être affirmé sans preuve peut être rejeté sans preuve”.
Les sondages d’opinion ont montré qu’une majorité d’Israéliens s’opposent à tout projet d’annexion de la bande de Gaza, et cette opinion est partagée par le premier ministre israélien.
Dans un discours public prononcé le 10 janvier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a explicitement déclaré qu'”Israël n’a pas l’intention d’occuper la bande de Gaza de manière permanente ou de déplacer sa population civile. Israël combat les terroristes du Hamas, pas la population palestinienne”.
Des déclarations passagères faites par des ministres de second rang en Israël ont été largement utilisées pour affirmer à tort qu’Israël avait des intentions génocidaires. En novembre, Amihai Eliyahu, ministre israélien du patrimoine, a fait un commentaire sur l’utilisation d’une bombe nucléaire pour combattre le Hamas, commentaire qui a été utilisé par l’Afrique du Sud dans son attaque calomnieuse contre Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ). M. Eliyahu, qui ne faisait pas partie du cabinet de guerre israélien et ne prenait donc pas de décisions militaires, a été immédiatement condamné par M. Netanyahu, qui l’a suspendu des réunions du cabinet et a déclaré que ses propos étaient “détachés de la réalité“.
M. Netanyahu est allé plus loin dans sa condamnation de M. Eliyahu en déclarant dans un communiqué qu'”Israël et Tsahal agissent conformément aux normes les plus élevées du droit international afin d’empêcher que des personnes non impliquées ne soient blessées, et nous continuerons à le faire jusqu’à la victoire”.
Le ministre israélien de la défense, Yoav Gallant, a lui aussi condamné Eliyahu, qualifiant ses propos de “sans fondement et irresponsables”, et se réjouissant qu’Eliyahu ne soit “pas la personne en charge de la sécurité d’Israël”.
Aucun de ces détails ne semble avoir dissuadé Tassé de faire ces allégations infondées contre Israël.
Aussi irresponsables que soient les déclarations d’Eliyahu, il n’était pas un décideur, il a été condamné par les dirigeants d’Israël, et ces derniers ont réitéré leur engagement à minimiser les pertes civiles.
Dans son article, M. Tassé a fait une déclaration irresponsable, n’a pas étayé son allégation par des preuves et ne semble même pas avoir fait le strict minimum de recherches permettant de démasquer le caractère totalement ridicule de ses affirmations.
Il ne s’agit pas de détails sans importance. M. Tassé n’hésite pas à lancer de fausses accusations, mais il juge ensuite inutile de les étayer.
L’ancien ministre canadien de la justice et procureur général Irwin Cotler a déclaré que les accusations de “génocide” à l’encontre d’Israël constituent une “inversion des faits et du droit pour accuser le pays qui exerce son obligation légitime d’autodéfense […] d’émettre une allégation de génocide à l’encontre de ce pays alors qu’il a été victime d’actes de génocide” par le Hamas le 7 octobre.
Tassé a le droit de partager son commentaire, mais son mépris pour les bases de l’exactitude factuelle délégitime l’ensemble de sa chronique.






