Le Journal de Montréal Columnist Normand Lester Alleges Without Evidence That Israel “Manipulated” Trump Into Strikes On Iranian Regime

version française

In his May 28 opinion column in Le Journal de Montréal, “War in the Middle East: Who Will Lose,” columnist Normand Lester spares no punches in criticizing the joint American and Israeli strikes on the Islamic Republic of Iran earlier this year.

He notes that despite the strikes, the Iranian regime continues to be in power and is even rebuilding its deadly ballistic missile arsenal, arguing that the strikes were a failure.

While critics may take issue with some of his conclusions, Lester does not limit his opinion column to such sober analysis. He also makes grand, unproven allegations which do not stand up to critical scrutiny, including claiming that “the stupid president (U.S. President Donald Trump) has allowed himself to be manipulated by the Israeli Prime Minister, Benjamin Netanyahu.”

Despite being a frequent talking point among some commentators, there is no evidence that Trump, the most powerful man leading the world’s sole superpower, was somehow “manipulated” by the leader of a country barely larger than Lake Ontario. These claims ignore Trump’s decades-long public statements opposing nuclear weapons in the hands of the Iranian regime, and were hardly a result of pressure from Israel.

Much of Lester’s column points out the declining popularity of Israel in the United States, but in his description of this geopolitical reality, he blurs the line between fact and opinion, referring to “the appalling images of Israel’s wars across the Middle East (Gaza, Lebanon, Iran).”

What Lester calls “Israel’s wars” were not, in fact, Israel’s wars at all, but wars forced upon Israel by openly genocidal terrorist groups like Hamas and its patron, the Iranian regime. Had there been no October 7, 2023 massacre by Palestinian terrorists, there would have been no subsequent war in Gaza.

Had Hezbollah, the Lebanese terrorist group backed by Iran, not fired rockets unprovoked into Israel the following day in solidarity with Hamas, there would have been no war in Lebanon, and had Iran’s fanatical leadership not devoted decades funding, arming and supporting these terrorist groups (to say nothing of its own nuclear and ballistic missile program), there would have been no war with the Islamic Republic itself.

But instead of noting that Israel is not the antagonist of these conflicts, but the defender against enemies who seek its total destruction, Lester refers to its self-defence as “Israel’s wars.”

Elsewhere in his column, Lester cites correct data, but fails to offer the full picture. In one example, he writes that “the annual U.S. military support to Israel is $3.8 billion.” While technically correct, it is also missing fundamental context.

American military aid to Israel is not a cheque, but effectively a voucher system where Israel must purchase American military hardware. This is not a minor distinction; it demonstrates that American support for Israel is not a gift, but an investment in stability and defence against fanatical enemies who see Israel, the United States (and much of the Western World at large) as its enemies.

This is not the first time that Normand Lester has fixed his gaze at Israel and overlooked critical details. He has previously accused Israel of “appalling abuses” in Gaza, though failing to cite a single example, has falsely claimed that Israel colonizes Palestinian land, and has even scandalously called for Canada to sanction Israel, an unprecedented and hostile step against a liberal democratic ally.

In his May 28 column in Le Journal de Montréal, Normand Lester could have offered thoughtful criticisms of the conflict with the Islamic Republic of Iran. Instead, he offered inflammatory allegations.


Le chroniqueur du Journal de Montréal Normand Lester affirme sans preuve qu’Israël a « manipulé » Trump pour qu’il frappe le régime iranien

Dans sa chronique d’opinion du 28 mai publiée dans Le Journal de Montréal, intitulée « Guerre au Moyen-Orient: qui va perdre ? », Normand Lester ne ménage pas ses critiques à l’égard des frappes conjointes menées plus tôt cette année par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran.

Il souligne que malgré ces frappes, le régime iranien demeure au pouvoir et reconstruit même son arsenal de missiles balistiques meurtriers, soutenant ainsi que l’opération a été un échec.

Même si certains critiques peuvent contester certaines de ses conclusions, Lester ne se limite pas à une analyse mesurée. Il avance également de vastes allégations non démontrées qui ne résistent pas à un examen critique, notamment lorsqu’il affirme que « le président stupide (le président américain Donald Trump) s’est laissé manipuler par le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou ».

Malgré le fait qu’il s’agisse d’un argument fréquemment repris par certains commentateurs, aucune preuve ne démontre que Trump, l’homme le plus puissant à la tête de l’unique superpuissance mondiale, aurait été « manipulé » par le dirigeant d’un pays à peine plus grand que le lac Ontario. Ces affirmations ignorent les déclarations publiques de Trump, faites depuis des décennies, contre la possession d’armes nucléaires par le régime iranien, et ne sauraient être attribuées à une quelconque pression israélienne.

Une grande partie de la chronique de Lester porte sur la baisse de popularité d’Israël aux États-Unis. Toutefois, dans sa description de cette réalité géopolitique, il brouille la frontière entre faits et opinions en évoquant « les images épouvantables des guerres d’Israël au Moyen-Orient (Gaza, Liban, Iran) ».

Ce que Lester qualifie de « guerres d’Israël » n’étaient pourtant pas des guerres déclenchées par Israël, mais des conflits imposés à l’État hébreu par des organisations terroristes ouvertement génocidaires comme le Hamas et son principal soutien, le régime iranien. Sans le massacre du 7 octobre 2023 perpétré par des terroristes palestiniens, il n’y aurait pas eu de guerre à Gaza.

De même, si le Hezbollah, organisation terroriste libanaise soutenue par l’Iran, n’avait pas lancé dès le lendemain des roquettes contre Israël sans provocation en solidarité avec le Hamas, il n’y aurait pas eu de guerre au Liban. Et si les dirigeants fanatiques de l’Iran n’avaient pas consacré des décennies à financer, armer et soutenir ces groupes terroristes — sans parler de leur propre programme nucléaire et balistique — il n’y aurait pas eu de conflit avec la République islamique elle-même.

Or, plutôt que de reconnaître qu’Israël n’est pas l’agresseur dans ces conflits, mais bien le défenseur face à des ennemis qui cherchent ouvertement sa destruction totale, Lester qualifie son action défensive de « guerres d’Israël ».

Ailleurs dans sa chronique, Lester cite des données exactes, mais omet d’en présenter tout le contexte. À titre d’exemple, il écrit que « l’aide militaire annuelle des États-Unis à Israël est de 3,8 milliards de dollars ». Bien que cette affirmation soit techniquement exacte, elle passe sous silence un élément fondamental.

L’aide militaire américaine à Israël ne prend pas la forme d’un chèque remis directement au gouvernement israélien, mais fonctionne essentiellement comme un système de crédits devant être utilisés pour l’achat d’équipement militaire américain. Cette distinction n’est pas anodine : elle démontre que le soutien américain à Israël n’est pas un cadeau, mais un investissement dans la stabilité et la défense contre des ennemis fanatiques qui considèrent Israël, les États-Unis — et plus largement une grande partie du monde occidental — comme leurs adversaires.

Ce n’est pas la première fois que Normand Lester porte son attention sur Israël tout en négligeant des éléments essentiels du contexte. Il a déjà accusé Israël de commettre des « abus épouvantables » à Gaza sans citer un seul exemple précis, a faussement affirmé qu’Israël colonisait des terres palestiniennes et a même réclamé que le Canada impose des sanctions à Israël, une mesure sans précédent et hostile à l’égard d’un allié démocratique libéral.

Dans sa chronique du 28 mai publiée dans Le Journal de Montréal, Normand Lester aurait pu formuler des critiques réfléchies du conflit avec la République islamique d’Iran. Il a plutôt choisi de formuler des accusations incendiaires.

Comments