Le Journal De Montreal Columnist Falsely Claims Israel Colonizes Palestinian Land

March 4, 2024

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In his February 21 opinion column in Le Journal de Montreal entitled: “Middle East: Discouraging prospects,” columnist Normand Lester took out his crystal ball with a decidedly unremarkable prediction about the future in the Middle East.

Quoting from a 2011 commentary of his, Lester wrote that “barring a miracle, the coming decades in the Middle East will be marked by terrible and bloody tragedies.”

While holding a pessimistic view of the future in the Middle East is hardly controversial, Lester appeared to base his arguments, not on the ideologically-driven rejection of Israel’s existence by huge swathes of the Arab world, including Palestinian terrorist groups, but on Israel.

Lester referred to Israel’s presence in its ancient historic territories of Judea & Samaria, not for what they are, but as “its colonization of the West Bank.”

While one may be of the view that Israel’s evacuation from the area is helpful for the cause of peace, that does not erase the Jewish People’s three thousand years of continued habitation in those historic lands, long before the development of any Palestinian people.

Lester repeated his venomous historical revisionism by writing that “for decades, Israel has pursued its policy of colonization of the West Bank and East Jerusalem in defiance of international law and a multitude of UN resolutions. His government wants to realize Eretz Israel, the Greater Israel of the Bible.”

What Lester took for granted ­– that Israel illegally occupied Palestinian land – is not supported by evidence. Prior to 1967, when, in a defensive war, Israel gained control of Judea & Samaria, including eastern Jerusalem, as well as the Gaza Strip, they were controlled, not by any Palestinian state, but by Jordan and Egypt, respectively, for the previous 19 years.

Israel is not carrying out “colonization” of land that it possesses extensive legal and historical rights to, any more than any other people living in their ancient and ancestral homeland.

Framing Israel as an increasingly dangerous country as it faces a rising Palestinian population, near the end of his commentary, Lester wrote that “the inescapable fact is that within a few decades, Muslims will outnumber Jews twice as many as Jews in the territory of Palestine, between the Mediterranean and the Jordan River, which now encompasses Israel, the West Bank and Gaza. Unless the Palestinians are expelled.”

Lester did not share the source of his data, but it bears no semblance to reality. Demographic data from Israel and the Palestinian territories show a consistent trend: while the Jewish fertility rate has slightly risen, the Palestinian and Arab fertility rates have fallen dramatically, even in just the last 20 years, meaning that Lester’s fear-mongering is based on fantasy, not fact.

In 1990, the average Palestinian woman was bearing almost seven children. Today, that number has crashed to about 3.5. And within Israel proper, the proportion of Jews, Christians and Muslims have remained relatively stable for the last 20 years.

Even if Lester’s unfounded demographic speculation were remotely accurate, his cryptic statement that “Muslims will outnumber Jews” unless “the Palestinians are expelled” gives baseless credence to the conspiracy theory that Israel is planning such an action.

Over recent weeks during the Hamas-Israel war in Gaza, Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu has spelled out both repeatedly and explicitly that Jerusalem has “no intention of permanently occupying Gaza or displacing its civilian population,” and that “we don’t seek to govern Gaza. We don’t seek to occupy it.”

As for Judea & Samaria, Israel has offered the Palestinian leadership peace agreements which would see Palestinian self-rule in virtually all of the areas they claim to seek for a future Palestinian state, only to have those offers rejected.

Normand Lester’s commentary in Le Journal de Montreal provided readers with a cartoonishly simplistic view of Israel as a thief and colonizer of Palestinian land, and as a malicious actor, seeking to expel Palestinians from those same territories. Neither are remotely true.


Version Française

Dans sa chronique d’opinion du 21 février dans Le Journal de Montréal, intitulée “Moyen-Orient : Perspectives décourageantes“, le chroniqueur Normand Lester a sorti sa boule de cristal et a fait une prédiction plutôt banale sur l’avenir du Moyen-Orient.

Citant un de ses commentaires de 2011, M. Lester écrit que “sauf miracle, les prochaines décennies au Moyen-Orient seront marquées par des tragédies terribles et sanglantes”.

Si le fait d’avoir une vision pessimiste de l’avenir du Moyen-Orient n’est guère controversé, Lester semble fonder ses arguments non pas sur le rejet idéologique de l’existence d’Israël par de vastes pans du monde arabe, y compris par les groupes terroristes palestiniens, mais sur Israël.

Lester a fait référence à la présence d’Israël dans ses anciens territoires historiques de Judée et de Samarie, non pas pour ce qu’ils sont, mais comme “sa colonisation de la Cisjordanie”.

Si l’on peut estimer que l’évacuation d’Israël de la région est utile à la cause de la paix, cela n’efface pas les trois mille ans d’occupation continue de ces terres historiques par le peuple juif, bien avant le développement d’un quelconque peuple palestinien.

Lester a réitéré son révisionnisme historique venimeux en écrivant que “depuis des décennies, Israël poursuit sa politique de colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est au mépris du droit international et d’une multitude de résolutions de l’ONU. Son gouvernement veut réaliser Eretz Israël, le Grand Israël de la Bible”.

Ce que Lester tenait pour acquis – à savoir qu’Israël occupait illégalement les terres palestiniennes – n’est pas étayé par des preuves. Avant 1967, date à laquelle, au cours d’une guerre défensive, Israël a pris le contrôle de la Judée et de la Samarie, y compris la partie orientale de Jérusalem, ainsi que de la bande de Gaza, ces territoires étaient contrôlés, non pas par un État palestinien, mais par la Jordanie et l’Égypte, respectivement, pendant les 19 années précédentes.

Israël ne procède pas à la “colonisation” d’une terre sur laquelle il possède des droits juridiques et historiques étendus, pas plus que n’importe quel autre peuple vivant sur sa terre ancestrale.

Présentant Israël comme un pays de plus en plus dangereux face à l’augmentation de la population palestinienne, Lester écrit, vers la fin de son commentaire, que “le fait inéluctable est que dans quelques décennies, les musulmans seront deux fois plus nombreux que les juifs sur le territoire de la Palestine, entre la Méditerranée et le Jourdain, qui englobe aujourd’hui Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza”. À moins que les Palestiniens ne soient expulsés”.

M. Lester n’a pas communiqué la source de ses données, mais celles-ci n’ont rien à voir avec la réalité. Les données démographiques d’Israël et des territoires palestiniens révèlent une tendance cohérente : alors que le taux de fécondité juif a légèrement augmenté, les taux de fécondité palestinien et arabe ont chuté de manière spectaculaire, même au cours des 20 dernières années, ce qui signifie que les propos alarmistes de Lester sont fondés sur des fantasmes et non sur des faits.

En 1990, la femme palestinienne moyenne mettait au monde près de sept enfants. Aujourd’hui, ce chiffre est tombé à environ 3,5. En Israël même, la proportion de juifs, de chrétiens et de musulmans est restée relativement stable au cours des 20 dernières années.

Même si les spéculations démographiques infondées de Lester étaient un tant soit peu exactes, sa déclaration sibylline selon laquelle “les musulmans seront plus nombreux que les juifs” à moins que “les Palestiniens ne soient expulsés” donne un crédit sans fondement à la théorie de la conspiration selon laquelle Israël planifie une telle action.

Au cours des dernières semaines, pendant la guerre entre le Hamas et Israël à Gaza, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a répété à plusieurs reprises et de manière explicite que Jérusalem n’avait “aucune intention d’occuper Gaza de manière permanente ou de déplacer sa population civile” et que “nous ne cherchons pas à gouverner Gaza. Nous ne cherchons pas à l’occuper”.

En ce qui concerne la Judée et la Samarie, Israël a proposé aux dirigeants palestiniens des accords de paix prévoyant l’autonomie palestinienne dans la quasi-totalité des régions qu’ils prétendent vouloir pour un futur État palestinien, mais ces offres ont été rejetées.

Le commentaire de Normand Lester dans Le Journal de Montréal a présenté aux lecteurs une vision caricaturalement simpliste d’Israël comme un voleur et un colonisateur des terres palestiniennes, et comme un acteur malveillant, cherchant à expulser les Palestiniens de ces mêmes territoires. Ni l’un ni l’autre ne sont vrais, loin s’en faut.

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