Le Devoir’s Magdaline Boutros Falsely Portrays Israel As Trying To Annex Gaza

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Some words can sound the same. They might even be used synonymously. But they do not always mean the same thing. So, when a reporter shifts between “control,” “take control,” and “takeover,” it would appear to readers that all three mean the same thing. This leaves them with the wrong impression about what is being reported, what is being alleged and what has actually happened or has been proven.

On May 28, Le Devoir published an article by Magdaline Boutros, “Israel extends its control over the Gaza Strip.” It is not the first, second, third or even fourth time she has written such articles. This most recent article’s subheading took a slightly different tone, calling the move a “takeover” that “violates the ceasefire that came into effect in October,” a framing that is deeply misleading in our view.

Boutros quoted Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu saying that Israeli forces had moved from control of 50 percent of Gaza to 60 percent, and that his directive was to move to 70 percent. But instead of clearly distinguishing between military control in an active conflict zone and annexation or permanent territorial seizure, Boutros has blurred the two.

This means that readers are not left to surmise Israel’s intentions, they are invited to believe that Israel is gradually annexing more and more of Gaza, even though the article itself does not substantiate such a claim.

Boutros’ further framing of Netanyahu’s statement on the matter appears to be a further attempt to push readers towards this skewed understanding. She specifically notes that he made the statement “in an Israeli settlement in the West Bank.” Placed where it was, that detail suggested that Israeli military activity in Gaza should be read through the lens of settlement expansion and permanent land acquisition. Such statements can only be viewed as accusation or supposition, not journalism.

If Le Devoir wants to portray Israel as intending to annex Gaza, it has a responsibility to its readers to show the evidence and rationale used to arrive at that conclusion. Instead, Boutros relies on loaded phrasing, selective context, and the quoting of dubious sources to push readers to a conclusion that she has apparently framed for them.

She first quotes McGill University professor Rex Brynen, who claimed without evidence that Israel is trying to make Gaza “uninhabitable.” Unsurprisingly, Brynen, a vocal critic of Israel, has become a favourite interviewee in Montreal media.

Boutros’ other quoted expert, Sami Aoun, is also familiar. He has appeared in Le Devoir coverage documented by HonestReporting Canada for one-sided anti-Israel analysis. A previous alert noted that Aoun was extensively quoted in a Le Devoir article blaming Western support for Israel on Holocaust guilt, while minimizing Hamas’ role in starting the war.

Le Devoir continues to fail in telling readers that Israel’s legitimate security concerns in Gaza did not appear out of nowhere. Hamas launched the October 7 massacre, abducted hostages, embedded itself in civilian areas, and has repeatedly declared that its war is not about a limited border dispute, but about Israel’s destruction. Hamas official Ghazi Hamad openly bragged that the group would repeat October 7 “again and again” until Israel is annihilated.

Hamas’s founding covenant is even more explicit. The 1988 Hamas Covenant says Hamas “strives to raise the banner of Allah over every inch of Palestine” and cites the Koran about Muslims killing Jews hiding behind stones and trees. None of that appears to meaningfully inform Boutros’ framing since she does not afford these important pieces of information even a passing mention.

Instead, readers are told that Israel may be trying to make Gaza uninhabitable, gain territory, pressure Lebanon, annex the West Bank, and possibly pursue a supposed “Greater Israel” project, a favourite conspiracy theory peddled in some corners of the news media. Such sweeping allegations presented through a narrow set of voices with no serious balancing context should have no place in any article that wants to be taken seriously.

Photo credit: Magdaline Boutros


Le Devoir : Magdaline Boutros présente à tort Israël comme cherchant à annexer Gaza

Certains mots peuvent sembler synonymes. Ils peuvent même parfois être utilisés de façon interchangeable. Pourtant, ils n’ont pas toujours la même signification. Ainsi, lorsqu’une journaliste passe de « contrôle » à « prise de contrôle » puis à « mainmise », le lecteur peut facilement croire que ces trois expressions désignent la même réalité. Cela risque de lui donner une fausse impression de ce qui est rapporté, allégué ou réellement démontré.

Le 28 mai, Le Devoir a publié un article de Magdaline Boutros intitulé « Israël étend son contrôle sur la bande de Gaza ». Ce n’est ni la première, ni la deuxième, ni la troisième, ni même la quatrième fois qu’elle signe ce type d’article. Le sous-titre de ce plus récent texte adoptait toutefois une tonalité légèrement différente, qualifiant cette démarche de « prise de contrôle » qui « viole le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre », une présentation que nous jugeons profondément trompeuse.

Boutros cite le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui affirme que les forces israéliennes sont passées d’un contrôle de 50 % de Gaza à 60 %, avec pour objectif d’atteindre 70 %. Or, plutôt que de distinguer clairement le contrôle militaire exercé dans une zone de conflit active d’une annexion ou d’une saisie territoriale permanente, Boutros brouille la distinction entre les deux.

Ainsi, les lecteurs ne sont pas simplement amenés à s’interroger sur les intentions d’Israël; ils sont invités à croire qu’Israël annexe progressivement de plus en plus de territoire à Gaza, même si l’article lui-même n’apporte aucune preuve à l’appui d’une telle affirmation.

La manière dont Boutros présente ensuite la déclaration de Netanyahu semble également orienter les lecteurs vers cette interprétation biaisée. Elle souligne notamment qu’il a fait cette déclaration « dans une colonie israélienne en Cisjordanie ». Placé à cet endroit dans l’article, ce détail suggère que les activités militaires israéliennes à Gaza devraient être interprétées à travers le prisme de l’expansion des colonies et de l’acquisition permanente de territoires. Une telle insinuation relève davantage de l’accusation ou de la spéculation que du journalisme.

Si Le Devoir souhaite présenter Israël comme ayant l’intention d’annexer Gaza, il a la responsabilité envers ses lecteurs de démontrer les preuves et le raisonnement qui soutiennent une telle conclusion. Or, Boutros s’appuie plutôt sur un vocabulaire chargé, un contexte sélectif et des sources contestables pour amener ses lecteurs à adopter une conclusion qu’elle semble avoir préalablement construite.

Elle cite d’abord le professeur de l’Université McGill Rex Brynen, qui affirme sans preuve qu’Israël cherche à rendre Gaza « inhabitable ». Sans surprise, Brynen, critique virulent d’Israël, est devenu un intervenant privilégié dans plusieurs médias montréalais.

L’autre expert cité par Boutros, Sami Aoun, est lui aussi bien connu. Il est déjà apparu dans des articles du Devoir relevés par HonestReporting Canada pour leur analyse unilatérale et critique envers Israël. Une précédente alerte soulignait qu’Aoun avait été abondamment cité dans un article du Devoir attribuant le soutien occidental à Israël à un sentiment de culpabilité lié à l’Holocauste, tout en minimisant le rôle du Hamas dans le déclenchement de la guerre.

Le Devoir continue par ailleurs de ne pas rappeler à ses lecteurs que les préoccupations légitimes d’Israël en matière de sécurité à Gaza ne sont pas apparues de nulle part. Le Hamas a lancé le massacre du 7 octobre, enlevé des otages, installé ses infrastructures au sein de zones civiles et affirmé à maintes reprises que sa guerre ne porte pas sur un simple différend frontalier, mais vise la destruction d’Israël. Le dirigeant du Hamas Ghazi Hamad s’est même vanté publiquement que le groupe répéterait le 7 octobre « encore et encore » jusqu’à l’anéantissement d’Israël.

La charte fondatrice du Hamas est encore plus explicite. La Charte du Hamas de 1988 affirme que le mouvement « s’efforce de faire flotter l’étendard d’Allah sur chaque parcelle de la Palestine » et cite un passage du Coran évoquant des musulmans tuant des Juifs cachés derrière des pierres et des arbres. Rien de cela ne semble véritablement influencer le cadrage adopté par Boutros, puisqu’elle ne juge même pas utile de mentionner ces éléments pourtant essentiels.

Au lieu de cela, les lecteurs se voient présenter l’idée qu’Israël chercherait peut-être à rendre Gaza inhabitable, à s’emparer de territoires, à faire pression sur le Liban, à annexer la Cisjordanie ou même à poursuivre un prétendu projet de « Grand Israël », une théorie conspirationniste populaire dans certains milieux médiatiques. De telles allégations, aussi vastes que spéculatives, présentées à travers un éventail restreint d’intervenants et sans véritable contrepoids contextuel, n’ont pas leur place dans un article qui aspire à être pris au sérieux.

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