Le Devoir Gives Credence To Misleading Claims That Large Numbers Of Palestinian Journalists Have Been Killed In Gaza

February 29, 2024

Cliquez ici pour la version française

In a February 20 article published by Le Devoir entitled: “Nearly 100 journalists killed since Israel-Hamas war began,” the report’s author, Étienne Paré, stated that “More than 80 journalists have lost their lives since the start of the Israeli military offensive” and that “no war has ever been so dangerous…for media.”

While this article correctly noted claims or details that originated from dubious sources, such as from Hamas, there were several issues with the article that created a lack of balance and likely mislead readers.

First and foremost, the article was structured in a way that lent credence to the problematic and often-repeated false accusation that Israel targets Palestinian journalists in order to suppress press freedom. While a number of individuals being publicly referred to as journalists have indeed lost their lives during the conflict, the Le Devoir article itself correctly points out that “The definition of what a journalist is varies from one organization to another. Journalists who are affiliated with Hamas may be included. Regular citizens who have become war reporters since the start of the conflict may also have been counted.”

In other words, Paré acknowledges that there are serious questions regarding the basic claims that the article is reporting on. Yet, he buried this caveat all the way at the very end of the article, which implicitly sets up a false impression for the reader, who has to spend an entire article wrongly believing that brave journalists seeking to bring the war’s story to the world are under attack, before suddenly learning that this portrayal is wholly inaccurate.

Given that Le Devoir was aware of the problems with these allegations, it would have been wise to spend more space discussing them in a detailed and balanced manner — especially since the names and backgrounds of the individuals in question are widely available for scrutiny.

Firstly, there’s the issue of the biased organizations behind these claims openly conflating propagandists writing communications for terrorist organizations with “journalists” — a word which usually implies an uninvolved civilian who objectively observes, records, and reports facts and events to the general public for the sake of the public good, often for established news outlets. A large number of those killed in the war have been part of the former group, rather than the latter.

There are also complications with many of the journalists affiliated even with credible news agencies, as several such individuals have been accused of providing material support for Hamas’ October 7 massacres and/or willingly, knowingly rode along with terrorist brigades to film and profit, as they cruelly tortured and murdered entire families. Depicting these collaborators as uninvolved civilians engaged in normative journalism is a falsehood.

Additionally, there are numerous ‘journalists’ on the list who, in addition to their day job, were fully-fledged active combatants fighting in the war — such as Mohammed Jarghoun, a Smart Media journalist and fighter in Hamas’ murderous al-Qassam Brigades, Mustafa Thuraya, a freelancer who was also the commander of a Hamas squad in Gaza City, and Hamza Al-Dadouh, an Al Jazeera writer and combatant in a rocket force unit affiliated with Palestinian Islamic Jihad (PIJ). To decry the combat-related deaths of these individuals as anything to do with their being journalists is meaningless and deliberately propagandistic.

Furthermore, despite Israel’s historically-low 2:1 ratio of civilian to combatant casualties and the unprecedented precautions it takes to minimize collateral damage, all wars unavoidably involve some tragic deaths of those caught in the crossfire. This factor accounts for the large majority of ‘journalist’ deaths that have occurred in Gaza. This, too, is openly acknowledged by the Le Devoir article, yet largely glossed over and relegated mostly to the bottom of the page.

The article stated that only “at least 20” out of the alleged 80 to 100 “journalist” victims of the war were killed while performing their work. This is not a fact that should merely be noted in passing — it changes the entire understanding of the story. This number makes it obvious that the IDF is not seeking out those documenting events on the ground to stop them from doing so. Was this point downplayed so as not to invalidate the need for such an article?

Paré has more than enough facts at his disposal here to tell an accurate story rather than lend credence to the false allegations that Israel has killed large numbers of Palestinian journalists in the Gaza Strip.


Version Française

Dans un article publié le 20 février par Le Devoir et intitulé “Près de 100 journalistes tués depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas“, l’auteur du rapport, Étienne Paré, affirme que “plus de 80 journalistes ont perdu la vie depuis le début de l’offensive militaire israélienne” et qu'”aucune guerre n’a jamais été aussi dangereuse […] pour les médias”.

Bien que cet article ait correctement noté les affirmations ou les détails provenant de sources douteuses, telles que le Hamas, plusieurs points de l’article ont créé un manque d’équilibre et ont probablement induit les lecteurs en erreur.

Tout d’abord, l’article est structuré de manière à accréditer la fausse accusation, problématique et souvent répétée, selon laquelle Israël prend pour cible les journalistes palestiniens afin de supprimer la liberté de la presse. Si un certain nombre de personnes qualifiées publiquement de journalistes ont effectivement perdu la vie au cours du conflit, l’article du Devoir lui-même souligne à juste titre que “la définition de ce qu’est un journaliste varie d’une organisation à l’autre. Les journalistes affiliés au Hamas peuvent en faire partie. Des citoyens ordinaires devenus reporters de guerre depuis le début du conflit peuvent aussi avoir été comptabilisés”.

En d’autres termes, Paré reconnaît qu’il y a de sérieuses questions concernant les affirmations de base sur lesquelles l’article porte. Pourtant, il enterre cette mise en garde à la toute fin de l’article, ce qui donne implicitement une fausse impression au lecteur, qui doit passer tout l’article à croire à tort que les journalistes courageux qui cherchent à faire connaître l’histoire de la guerre au monde sont attaqués, avant d’apprendre soudainement que cette description est totalement inexacte.

Étant donné que Le Devoir était conscient des problèmes posés par ces allégations, il aurait été judicieux de consacrer plus d’espace à une discussion détaillée et équilibrée, d’autant plus que les noms et les antécédents des personnes en question sont largement disponibles pour un examen minutieux.

Tout d’abord, il y a la question des organisations tendancieuses qui sont à l’origine de ces affirmations et qui font ouvertement l’amalgame entre les propagandistes qui rédigent des communications pour des organisations terroristes et les “journalistes” – un mot qui implique généralement un civil non impliqué qui observe, enregistre et rapporte objectivement des faits et des événements au grand public dans l’intérêt du bien public, souvent pour des organes d’information établis. Un grand nombre de ceux qui ont été tués pendant la guerre faisaient partie du premier groupe, plutôt que du second.

Il y a également des complications avec de nombreux journalistes affiliés même à des agences de presse crédibles, car plusieurs d’entre eux ont été accusés d’avoir apporté un soutien matériel aux massacres du 7 octobre du Hamas et/ou d’avoir volontairement et sciemment accompagné des brigades terroristes pour les filmer et en tirer profit, alors qu’elles torturaient et assassinaient cruellement des familles entières. Il est faux de dépeindre ces collaborateurs comme des civils non impliqués pratiquant un journalisme normatif.

En outre, la liste comprend de nombreux “journalistes” qui, en plus de leur travail quotidien, étaient des combattants actifs à part entière dans la guerre – comme Mohammed Jarghoun, un journaliste de Smart Media et un combattant des meurtrières Brigades al-Qassam du Hamas, Mustafa Thuraya, un pigiste qui était également le commandant d’une escouade du Hamas dans la ville de Gaza, et Hamza Al-Dadouh, un rédacteur d’Al Jazeera et un combattant d’une unité de roquettes affiliée au Djihad islamique palestinien (PIJ). Décrier la mort au combat de ces personnes comme ayant un rapport avec leur statut de journaliste est dénué de sens et délibérément propagandiste.

En outre, malgré le ratio historiquement bas de 2:1 entre les victimes civiles et les combattants et les précautions sans précédent prises par Israël pour minimiser les dommages collatéraux, toutes les guerres entraînent inévitablement la mort tragique de ceux qui sont pris entre deux feux. Ce facteur explique la grande majorité des décès de “journalistes” survenus à Gaza. Cela aussi est ouvertement reconnu par l’article du Devoir, mais largement passé sous silence et relégué pour l’essentiel au bas de la page.

L’article indique que seuls “au moins 20” des 80 à 100 “journalistes” victimes de la guerre ont été tués dans l’exercice de leur métier. Ce n’est pas un fait qu’il faut simplement noter en passant – il change toute la compréhension de l’histoire. Ce chiffre montre clairement que les FDI ne cherchent pas à empêcher ceux qui documentent les événements sur le terrain de le faire. Ce point a-t-il été minimisé pour ne pas invalider la nécessité d’un tel article ?

M. Paré dispose de suffisamment d’éléments pour raconter une histoire exacte plutôt que d’accréditer les fausses allégations selon lesquelles Israël aurait tué un grand nombre de journalistes palestiniens dans la bande de Gaza.

Comments

Send this to a friend