Le Devoir Column Whitewashes Alternative Meanings Behind “Free Palestine” Slogan

January 3, 2024

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In her December 22 column in Le Devoir entitled “Erasing Palestine,” Effacer la Palestine,” Aurélie Lanctôt condemned the “Pro-Israel graffiti covering of a mural,”  in what she falsely described as, “an a erasure of Pro-Palestinian voices.”

The mural in question has stood since 2014 at the crossing of avenue Parc and des Pins in Montreal, bearing the words “Free Palestine.” In December, the mural was replaced with a message condemning Hamas and appealing for the release of civilian hostages in Gaza since October 7th.

Lanctôt argued that the sign promotes “the liberation struggles in our homeland.” However, this is a whitewashing of the phrase’s alternative meaning to the Jewish community. The expression “Free Palestine” has multiple connotations, one of which used by anti-Israel activists, is to refer to the eradication of Israel through the dog whistle chant of “From the river to the sea, Palestine will be free” which challenges Israel’s legitimacy as a state. However, in her column, Lanctôt entirely ignored this explicit meaning and usage of the term.

By neglecting to unpack the anti-Israel meaning behind “Free Palestine,” Lanctôt presented a one-dimensional perspective that failed to reflect on the severity of the claims the message can carry. For Jews, the chant is interpreted as a call for the violent destruction of Israel, which is how Hamas, its supporters, and several factions of pro-Palestinian activists use the chant.

Lanctôt’s went on to discuss two organizations, Alternatives and the Palestinian Youth Movement, where she failed to acknowledge the roles these two organizations play in the anti-Israel arena. In simply thanking, “the men and women of Alternatives and the Palestinian Youth Movement for repainting the wall,” she failed to critically evaluate, nor probe, either movement’s full agenda. Alternatives Canada is notorious for its anti-Israel animus through its use of demonizing language, while the Palestinian Youth Movement, has praised Hamas’ terrorist massacre of 1,200 Israelis on October 7. This is part of the larger narrative on the Palestinian Youth Movement, that must be considered to fully grasp the context of their actions. In fact, Lanctôt’s failed to tell readers anything about the Palestinian Youth Movement (PYM), whose leaders have denied Israel’s right to exist and said that their followers should “fight Zionism here” in North America.

Lanctôt attempted to convince readers that the pro-Palestinian cause is under attack from nefarious causes, but nothing could be further from the truth. Just a matter of weeks ago,  anti-Israel Islamic preacher Adil Charkaoui addressed a massive crown in the streets of Montreal and in front of a street full of cheering Montrealer’s, led a prayer to, “kill them all,” a widely perceived incitement to violence against Jews. Contrary to the claims made by Lanctôt, it is in fact the pro-Palestinian/anti-Israel cause that is delegitimizing the Jewish state, whereas the pro-Israel side is under constant assault from pro-Hamas antagonists.

Lanctôt’s article thus whitewashed the slew of hateful statements, antisemitic incidents, and disruptions to civil society, made under the pretext of being “pro-Palestinian.” In completely neglecting the struggle and concerns of the Jewish community in Montreal, and the Israeli community under constant threat, which are all conspicuously absent, she presented a skewed image of an inherently complex situation. It is the anti-Israel cause, not the pro-Israel cause, which has blocked roads, harassed Christmas shoppers, and attempted to intimidate their way into the public sphere.

Lanctôt is free, if she so chooses, to support hateful anti-Israel slogans, but she also has a duty to be honest with readers, and not attempt to hide behind semantics.


Version française

Dans sa chronique du 22 décembre dans Le Devoir intitulée “Erasing Palestine”, “Effacer la Palestine“, Aurélie Lanctôt dénonce le “recouvrement d’une murale par des graffitis pro-israéliens”, qu’elle qualifie faussement “l’effacement des voix pro-palestiniennes”.

La murale en question se trouve depuis 2014 au croisement de l’avenue du Parc et de l’avenue des Pins à Montréal, et porte l’inscription “Free Palestine”. En décembre, la murale a été remplacée par un message condamnant le Hamas et appelant à la libération des otages civils à Gaza depuis le 7 octobre.

Lanctôt a fait valoir que le panneau encourageait “les luttes de libération dans notre patrie”. Cependant, il s’agit là d’une occultation de la signification alternative de l’expression pour la communauté juive. L’expression “Free Palestine” a de multiples connotations, dont l’une, utilisée par les militants anti-israéliens, fait référence à l’éradication d’Israël par le biais du chant “Du fleuve à la mer, la Palestine sera libre”, qui remet en cause la légitimité d’Israël en tant qu’État . Toutefois, dans son article, Mme Lanctôt a entièrement ignoré cette signification et cet usage explicites du terme.

En négligeant de décortiquer la signification anti-israélienne de “Free Palestine”, Lanctôt a présenté une perspective unidimensionnelle qui n’a pas tenu compte de la gravité des revendications que le message peut véhiculer. Pour les Juifs, le chant est interprété comme un appel à la destruction violente d’Israël, et c’est ainsi que le Hamas, ses partisans et plusieurs factions d’activistes pro-palestiniens utilisent le chant.

Lanctôt a ensuite parlé de deux organisations, Alternatives et le Mouvement de la jeunesse palestinienne, sans reconnaître les rôles que ces deux organisations jouent dans l’arène anti-israélienne. En remerciant simplement “les hommes et les femmes d’Alternatives et du Mouvement de la jeunesse palestinienne pour avoir repeint le mur”, elle n’a pas fait d’évaluation critique, ni sondé l’agenda complet de ces deux mouvements. Alternatives Canada est notoirement connu pour son animosité anti-israélienne à travers son utilisation d’un langage diabolisant , tandis que le Mouvement de la jeunesse palestinienne a fait l’éloge du massacre terroriste de 1 200 Israéliens par le Hamas le 7 octobre. Cela fait partie d’un récit plus large sur le Mouvement de la jeunesse palestinienne, qui doit être pris en compte pour saisir pleinement le contexte de leurs actions. En fait, Lanctôt n’a rien dit aux lecteurs sur le Mouvement de la jeunesse palestinienne (PYM), dont les dirigeants ont nié le droit à l’existence d’Israël et déclaré que leurs adeptes devraient “combattre le sionisme ici” en Amérique du Nord.

Lanctôt a tenté de convaincre les lecteurs que la cause pro-palestinienne est attaquée par des causes néfastes, mais rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Il y a quelques semaines, le prédicateur islamique anti-israélien Adil Charkaoui s’est adressé à une immense foule dans les rues de Montréal et, devant une rue remplie de Montréalais en liesse, a prononcé une prière pour “les tuer tous“, une incitation à la violence contre les juifs largement perçue comme telle. Contrairement aux affirmations de Lanctôt, c’est en fait la cause pro-palestinienne/anti-israélienne qui délégitime l’État juif, alors que le camp pro-israélien subit l’assaut constant des antagonistes pro-Hamas.

L’article de Lanctôt a donc blanchi la multitude de déclarations haineuses, d’incidents antisémites et de perturbations de la société civile, faites sous le prétexte d’être “pro-palestinien”. En négligeant complètement la lutte et les préoccupations de la communauté juive de Montréal et de la communauté israélienne constamment menacée, qui sont toutes manifestement absentes, elle a présenté une image biaisée d’une situation intrinsèquement complexe. C’est la cause anti-israélienne, et non la cause pro-israélienne, qui a bloqué les routes, harcelé les clients de Noël et tenté d’intimider la sphère publique.

Lanctôt est libre, si elle le souhaite, de soutenir des slogans anti-israéliens haineux, mais elle a aussi le devoir d’être honnête avec ses lecteurs, et de ne pas tenter de se cacher derrière la sémantique.

January 3, 2024
January 3, 2024

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