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When La Presse interviewed Quebec nurse Jack Latour to discuss her stint in Gaza with Doctors Without Borders, the resulting August 21 feature read less like a probing interview and more like a polished indictment of Israel — padded with unchecked claims, absent context, and a heavy dose of editorial imagination.
In the report entitled: “Quebec Nurse in Gaza: Front Row to the Carnage” reporter Louise Leduc offered readers a harrowing eyewitness account of Gaza through Latour’s eyes — but left out the tougher questions, the necessary context, and the factual checks that distinguish reporting from advocacy. Of course, Leduc already has a track record with HonestReporting Canada so it should come as no surprise that this article was glaringly one-sided, with not even a tokenistic line for balance.
The article began by painting a frightening picture: “There’s no gasoline, no cooking oil, no meat. No means of subsistence. Water? Very, very scarce.” These are not Latour’s words, but the journalist’s. Whether simply imagined or ultimately inferred from Latour’s story, it’s unclear. But what is certain is that it’s inaccurate, when even the United Nations in their own statistical analysis, said that from May to August 2025 some 64 tons of food entered Gaza.
Unfortunately, about 57 tons of that were either “intercepted” by random civilians or armed bandits/terrorists. So when she says, “no means of subsistence,” that’s certainly not true. The means are there, whether one can access them is a different matter. Most importantly though, she failed to mention the reason behind such a dire situation – the botched job the humanitarian aid organizations have been doing. Every good journalist should offer context to the stories they tell. In this case, however, leaving out explanation is the whole point; readers are encouraged to connect the dots that it’s Israel’s fault.
Latour noted: “We see cranes demolishing houses—which is in itself a war crime. But we don’t see cranes to retrieve bodies [under rubble].” Latour – a nurse – is not a military or legal expert, and so Leduc surely ought to have added sufficient context for readers (although of course she didn’t). In certain military situations, house demolitions are legal, under international law. The Hague Conventions and The International Criminal Court reinforce that such destruction must be tied directly to the conduct of combat. So, when a building is directly used to launch attacks, store weapons, or act as a military base for example, demolition is permissible. Further, there have been many documented cases where houses were removed because they had been badly damaged, and were a risk to civilians around them. Would they prefer that precarious structures are left standing, to create new injuries and buried victims? Then, Israel would surely be blamed for that too.
As for cranes to clear debris to save civilians, this requires trained personnel and specialized equipment, and is such a complicated procedure that the UN has a 35-page guideline.
The author then went on to say that Latour “is convinced that the official death toll of 62,000 is far below the reality.” This figure is itself questionable, and far from ‘official’ in any meaningful sense. The source, of course, is the Hamas-run Gaza Health Ministry – which does not distinguish between combatant and non-combatant. Further, the casualty tallies themselves are suspect. Last March, Hamas suddenly removed 3,400 people from the list (over six percent of the proposed total). In 2024 the Washington Institute claimed Hamas’ numbers were “unreliable” after closer analysis. Other reports cite civilian deaths that were attributable to pre-existing medical conditions, and that all death in Gaza is being cited by Hamas as due to the conflict.
Latour closed by saying that “gunshot wounds flocking to clinics are a testament to the deliberate Israeli shootings targeting Palestinians.” This is a ridiculous statement, given that we know Hamas has (and does) shoot at civilians who don’t follow their orders – they publicly say as much. Further, Latour is not a ballistics expert, able to tell the difference between Hamas’ bullets, and Israeli ones. Not that that would matter, of course, since we also know that Hamas has Israeli weapons, stolen on Oct 7, 2023, and from IDF casualties in Gaza since. Latour was presumably not present in any gunfight, able to distinguish whether a civilian was caught in the cross-fire, used as a human shield by Hamas, or, indeed, whether the victims of the gunshot wounds were in fact willing participants of battle. She has no evidence to suggest that there is any “deliberate” targeting of Palestinians, other than the fact that people living in an active urban war zone are presenting with injuries consistent with living in an active urban war zone.
Ultimately, journalists have an obligation to separate testimony from truth and advocacy from evidence. With this piece, Leduc gave readers a front‑row seat — not to Gaza’s war, but to journalism’s own collapse of standards.
Profil de La Presse sur les efforts de Médecins sans frontières à Gaza = Un journalisme sans standards
Lorsque La Presse a interviewé l’infirmier québécois Jack Latour au sujet de son séjour à Gaza avec Médecins sans frontières, le reportage publié le 21 août ressemblait moins à une entrevue fouillée qu’à un réquisitoire en règle contre Israël — truffé d’affirmations non vérifiées, privé de contexte et agrémenté d’une bonne dose d’imagination éditoriale.
Dans l’article intitulé « Infirmière québécoise à Gaza : aux premières loges du carnage », la journaliste Louise Leduc a offert aux lecteurs un récit saisissant de Gaza à travers les yeux de Latour — mais elle a évité les questions difficiles, le contexte nécessaire et les vérifications factuelles qui distinguent le reportage de l’argumentaire militant. Bien sûr, Leduc a déjà un historique avec HonestReporting Canada et il n’est donc guère surprenant que cet article soit outrageusement unilatéral, sans même une ligne symbolique pour équilibrer le propos.
L’article commence par dresser un tableau alarmant : « Il n’y a pas d’essence, pas d’huile de cuisson, pas de viande. Aucun moyen de subsistance. L’eau ? Très, très rare. » Ce ne sont pas les mots de Latour, mais ceux de la journaliste. Sont-ils simplement imaginés ou inférés de l’histoire de Latour ? Difficile à dire. Mais une chose est certaine : c’est inexact, puisque même les Nations unies, dans leur propre analyse statistique, indiquent que de mai à août 2025 quelque 64 tonnes de nourriture sont entrées à Gaza.
Malheureusement, environ 57 tonnes ont été « interceptées » par des civils au hasard ou par des bandits/terroristes armés. Alors lorsqu’elle affirme « aucun moyen de subsistance », ce n’est certainement pas vrai. Les moyens existent ; qu’on puisse y avoir accès est une autre question. Plus important encore, elle a omis de mentionner la raison d’une telle situation — le travail bâclé des organisations humanitaires. Tout bon journaliste devrait offrir du contexte aux histoires qu’il raconte. Dans ce cas-ci, toutefois, l’omission d’explications semble être le but : on pousse les lecteurs à faire le lien que c’est la faute d’Israël.
Latour a noté : « Nous voyons des grues démolir des maisons — ce qui est en soi un crime de guerre. Mais nous ne voyons pas de grues pour récupérer des corps [sous les décombres]. » Latour — une infirmière — n’est ni expert militaire ni juriste, et Leduc aurait donc dû ajouter le contexte nécessaire pour les lecteurs (ce qu’elle n’a évidemment pas fait). Dans certaines situations militaires, les démolitions de maisons sont légales en droit international. Les Conventions de La Haye et la Cour pénale internationale rappellent que de telles destructions doivent être directement liées à la conduite des hostilités. Ainsi, lorsqu’un bâtiment est utilisé directement pour lancer des attaques, stocker des armes ou servir de base militaire, la démolition est permise. En outre, de nombreux cas documentés font état d’habitations détruites parce qu’elles étaient gravement endommagées et représentaient un risque pour les civils alentour. Préférerait-on laisser debout des structures précaires, au risque de nouvelles blessures et de victimes ensevelies ? Israël en serait alors certainement blâmé aussi.
Quant aux grues destinées à déblayer les décombres pour sauver des civils, cela exige du personnel formé et de l’équipement spécialisé ; la procédure est si complexe que l’ONU consacre à ce sujet un guide de 35 pages.
L’auteure ajoute ensuite que Latour « est convaincu que le bilan officiel de 62 000 morts est bien en deçà de la réalité ». Ce chiffre est lui-même discutable, et loin d’être « officiel » au sens propre. La source, bien sûr, est le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas — qui ne distingue pas les combattants des non-combattants. De plus, les décomptes eux-mêmes sont suspects. En mars dernier, le Hamas a soudainement retiré 3 400 personnes de la liste (plus de 6 % du total avancé). En 2024, le Washington Institute a jugé les chiffres du Hamas « peu fiables » après une analyse approfondie. D’autres rapports citent des décès de civils attribuables à des conditions médicales préexistantes, et affirment que tous les décès à Gaza sont présentés par le Hamas comme liés au conflit.
Latour conclut en affirmant que « l’afflux de blessures par balles dans les cliniques témoigne de tirs israéliens délibérés visant des Palestiniens ». Cette affirmation est ridicule, étant donné que l’on sait que le Hamas tire (et a tiré) sur des civils qui n’obéissent pas à ses ordres — il le dit publiquement. De plus, Latour n’est pas expert en balistique, capable de distinguer des balles du Hamas de balles israéliennes. Cela dit, nous savons aussi que le Hamas possède des armes israéliennes, volées le 7 oct. 2023 et récupérées sur des pertes des FDI à Gaza depuis. Latour n’était vraisemblablement présent à aucune fusillade, en mesure de déterminer si un civil a été pris dans un tir croisé, utilisé comme bouclier humain par le Hamas ou, en fait, si les victimes de ces blessures par balles étaient des combattants volontaires. Elle n’a aucune preuve permettant d’affirmer qu’il y a un ciblage « délibéré » des Palestiniens, hormis le fait que des personnes vivant dans une zone de guerre urbaine active se présentent avec des blessures compatibles avec… une zone de guerre urbaine active.
En fin de compte, les journalistes ont l’obligation de distinguer le témoignage de la vérité et la plaidoirie de la preuve. Avec ce texte, Leduc a offert aux lecteurs une place aux premières loges — non pas sur la guerre à Gaza, mais sur l’effondrement des standards du journalisme.






