In journalism, even opinion journalism, facts and context matter. When a columnist writes about life and death in a war zone, basic standards of verification do not suddenly disappear because the subject is emotionally powerful.
On May 21, La Presse published a column by international affairs columnist Laura-Julie Perreault dramatically entitled: “To be a journalist. To wait for death.” The column’s framing, as its title makes clear, centres on the deaths and fears of journalists in Gaza.
There is no question that war is dangerous for journalists. There is no question that civilians suffer terribly in war. And there is no question that journalists working in conflict zones face real risks.
But that is precisely why serious journalism requires more than emotion. It requires scrutiny, verification, and context.
Perreault has previously used her platform at La Presse to present anti-Israel allegations as if they are self-evident truths. HonestReporting Canada has previously documented her commentary for uncritically accepting Amnesty International’s allegations against Israel, condemning military action against the Iranian regime while making sweeping legal claims without evidence, and criticizing Israeli humanitarian aid efforts in Gaza while minimizing Hamas’ role.
This latest column appears to follow the same familiar pattern: Palestinian suffering is foregrounded, Israel is treated as the obvious villain, and the wider context of Hamas’ war, Hamas’ exploitation of civilian infrastructure, and the documented problem of terrorist operatives presenting themselves as journalists is pushed aside or ignored. That omission is not minor because it fundamentally changes the entire story.
Perreault builds her column’s narrative around Mai Yaghi, an Agence France-Presse journalist from Gaza, presenting her as the face of Palestinian journalists waiting for death. She cites Yaghi’s bleak description of life in Gaza, including her statement that, unlike previous wars where journalists killed in conflict zones were named and mourned internationally, in Gaza “we have become numbers.”
Readers are invited to see Palestinian journalists as victims of Israeli malice, while Hamas’ use of civilian spaces, its propaganda strategy, and the difficulty of distinguishing independent journalism from wartime messaging in a Hamas-controlled territory are left largely unexplored. It is not the first time in the Canadian media that Hamas operatives and combatants have been declared journalists while overlooking their terrorist affiliations.
Perreault also repeats the claim that at least 205 Gazan journalists have been killed, adding that this is “three times as many” as during the entire Second World War. Such framing invites readers to see Gaza as an unprecedented Israeli campaign against journalists. Were these people targeted for journalism, or were they combatants or terrorist operatives being counted under the banner of journalism?
Perreault makes no mention of the exhaustive reports that have detailed how well over 100 individuals killed in Gaza, listed by groups like the Committee to Protect Journalists (CPJ) as journalists and reporters, were in fact openly associated with terror groups.
Even more troubling, Perreault notes that the CPJ claims at least 48 were “murdered” by the Israeli army because of their work, then immediately acknowledges that, in several cases, Israel accused those individuals of being Hamas fighters. That is not just a small caveat, it is the central journalistic question that the story hinges upon.
What La Presse readers deserve to know is simple: not every person described by anti-Israel activists or Gaza-based sources as a journalist is necessarily an actualjournalist. Some individuals have had documented links to Hamas, Palestinian Islamic Jihad (PIJ), or other terrorist organizations.
By failing to make those distinctions clear, Perreault gives readers only a partial picture. The result is an emotionally charged narrative that risks portraying Israel as deliberately hunting journalists while omitting the central fact that Israel is fighting a terrorist organization that deliberately hides among civilians.
La Presse should ask serious editorial questions about why one of its international affairs columnists continues to publish Gaza commentary that repeatedly fails to give readers the full context. If Perreault is going to write about Palestinian journalists in Gaza, she should also tell readers what is known, what is alleged, what is disputed, and the role that Palestinian terrorists play in creating a dangerous situation that she laments.
Photo credit: Laura-Julie Perreault
La chroniqueuse de La Presse Laura-Julie Perreault présente la mort de « journalistes » palestiniens comme une preuve de la malveillance israélienne
En journalisme, même lorsqu’il s’agit de journalisme d’opinion, les faits et le contexte comptent. Lorsqu’un chroniqueur écrit sur la vie et la mort dans une zone de guerre, les normes élémentaires de vérification ne disparaissent pas simplement parce que le sujet est chargé d’émotion.
Le 21 mai, La Presse a publié une chronique de sa chroniqueuse aux affaires internationales Laura-Julie Perreault au titre évocateur : « Être journaliste. Attendre la mort. » Comme son titre l’indique clairement, le texte est centré sur les décès et les craintes des journalistes à Gaza.
Personne ne conteste que la guerre soit dangereuse pour les journalistes. Personne ne conteste que les civils souffrent terriblement en temps de guerre. Et personne ne conteste que les journalistes qui travaillent dans des zones de conflit sont exposés à des risques bien réels.
C’est précisément pourquoi le journalisme sérieux exige davantage que de l’émotion. Il exige de l’examen critique, de la vérification et du contexte.
Par le passé, Perreault a déjà utilisé sa tribune à La Presse pour présenter des accusations contre Israël comme s’il s’agissait de vérités allant de soi. HonestReporting Canada a déjà documenté ses chroniques dans lesquelles elle acceptait sans esprit critique les accusations d’Amnesty International contre Israël, condamnait les opérations militaires contre le régime iranien tout en avançant de vastes affirmations juridiques sans preuve, ou encore critiquait les efforts humanitaires israéliens à Gaza tout en minimisant le rôle du Hamas.
Cette plus récente chronique semble suivre le même schéma bien connu : la souffrance palestinienne est mise de l’avant, Israël est présenté comme le méchant évident, tandis que le contexte plus large de la guerre déclenchée par le Hamas, de l’exploitation des infrastructures civiles par le Hamas et du problème documenté des agents terroristes se présentant comme journalistes est relégué au second plan ou complètement ignoré. Cette omission n’est pas anodine, car elle modifie fondamentalement la compréhension de l’ensemble du dossier.
Perreault construit son récit autour de Mai Yaghi, une journaliste de l’Agence France-Presse à Gaza, qu’elle présente comme le visage des journalistes palestiniens attendant la mort. Elle cite la description sombre que fait Yaghi de la vie à Gaza, notamment lorsqu’elle affirme que, contrairement aux guerres précédentes où les journalistes tués étaient identifiés et pleurés à l’échelle internationale, à Gaza « nous sommes devenus des chiffres ».
Les lecteurs sont ainsi invités à voir les journalistes palestiniens comme des victimes de la malveillance israélienne, tandis que l’utilisation d’espaces civils par le Hamas, sa stratégie de propagande et la difficulté de distinguer le journalisme indépendant des messages de guerre dans un territoire contrôlé par le Hamas demeurent largement inexplorées. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois dans les médias canadiens que des agents ou combattants du Hamas sont présentés comme des journalistes sans que leurs affiliations terroristes soient examinées.
Perreault reprend également l’affirmation selon laquelle au moins 205 journalistes gazaouis auraient été tués, ajoutant qu’il s’agit d’un nombre « trois fois supérieur » à celui observé pendant toute la Seconde Guerre mondiale. Une telle présentation invite les lecteurs à percevoir Gaza comme le théâtre d’une campagne israélienne sans précédent contre les journalistes. Mais ces personnes ont-elles été visées en raison de leur travail journalistique, ou s’agissait-il de combattants ou d’agents terroristes comptabilisés sous l’étiquette de journalistes?
Perreault ne mentionne aucunement les rapports détaillés ayant démontré que bien plus d’une centaine de personnes tuées à Gaza et répertoriées comme journalistes ou reporters par des organisations telles que le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) entretenaient en réalité des liens ouverts avec des groupes terroristes.
Plus préoccupant encore, Perreault souligne que le CPJ affirme qu’au moins 48 d’entre eux auraient été « assassinés » par l’armée israélienne en raison de leur travail, avant de reconnaître immédiatement que, dans plusieurs cas, Israël a accusé ces individus d’être des combattants du Hamas. Il ne s’agit pas d’une simple nuance secondaire : c’est la question journalistique centrale sur laquelle repose toute l’histoire.
Ce que les lecteurs de La Presse méritent de savoir est pourtant simple : toute personne décrite comme journaliste par des militants anti-israéliens ou par des sources basées à Gaza n’est pas nécessairement un véritable journaliste. Certains individus entretenaient des liens documentés avec le Hamas, le Jihad islamique palestinien (JIP) ou d’autres organisations terroristes.
En omettant d’établir clairement ces distinctions, Perreault ne présente qu’une partie du tableau. Le résultat est un récit fortement chargé d’émotion qui risque de faire croire qu’Israël cible délibérément des journalistes, tout en omettant le fait essentiel qu’Israël combat une organisation terroriste qui se cache délibérément parmi les civils.
La Presse devrait se poser de sérieuses questions éditoriales quant aux raisons pour lesquelles l’une de ses chroniqueuses aux affaires internationales continue de publier des chroniques sur Gaza qui ne fournissent pas aux lecteurs l’ensemble du contexte nécessaire. Si Laura-Julie Perreault souhaite écrire sur les journalistes palestiniens à Gaza, elle devrait également informer ses lecteurs de ce qui est établi, de ce qui est allégué, de ce qui est contesté et du rôle que jouent les organisations terroristes palestiniennes dans la création de la situation dangereuse qu’elle déplore.






