La Presse Columnist Jean-Christophe Laurence Echoes Iranian Regime In Praise Of Propaganda Anchor

Sahar Emami is one of the best-known faces in Iran, all the more notable given that she is a woman living in a regime that beats women to death for daring to show hair from underneath their mandatory Islamic headscarves.

But Emami is no brave heroine or advocate for women’s rights; she’s a professional propagandist working at the behest of the Islamic Republic of Iran’s fanatical dictators in her role as a news anchor for Iranian state television.

On June 16, images of Emami, amidst a finger-wagging anti-Israel rant, jumping to her feet and scurrying offscreen as Israel struck the broadcasting centre of the Iranian regime, quickly became viral. She soon returned to the broadcasting building as it was only minimally targeted by Israel.

While the Iranian dictatorship soon predictably portrayed her as a hero of the regime, it is remarkable that at least one Canadian news outlet appears to be taking its talking points directly from the Islamic Republic of Iran.

In his June 22 opinion column in La Presse entitled: “Journalist Becomes Icon,” Jean-Christophe Laurence depicted Emami as something of a heroine, saying she “became the new icon of the conflict between Israel and Iran this week,” and quoting the regime mouthpiece as saying that “What you are seeing is the blatant aggression of the Zionist regime against the Islamic Republic.”

Instead of a commentary discussing how the Iranian regime uses propaganda outlets to suppress domestic dissent, Laurence whitewashed Tehran’s efforts, and Emami’s central role in helping to perpetuate one of the world’s most repressive dictatorships.

Twice Laurence referred to “Sahar Emami’s act of bravery,” despite there being no evidence that she was ever a target of Israel’s airstrike. His column quoted Arash Azizi, a Yale University lecturer, for insight on how the Islamic Republic has used Emami for propaganda purposes, and paraphrased him as saying that her usefulness by the regime is in part due to the fact that, as Laurence put it, “Israel targeted journalists.”

While Iran’s leaders may call Sahar Emami a journalist, it is cringe-worthy to see Laurence give such claims credibility, given that bestowing such a title on Emami is truly stretching the definition of the term so much that it loses all meaning. She is a propagandist for the Iranian dictatorship, meant to legitimize a bloodthirsty regime that has spent nearly half a century brutally oppressing its own people.

If she is a journalist, then so was Muhammad Saeed al-Sahhaf, the Iraqi minister of foreign affairs under then-dictator Saddam Hussein, who came to prominence during the US-led invasion of Iraq, when he was widely mocked as “Baghdad Bob” and “Comical Ali” for his ludicrous claims that no American soldiers were anywhere near the Iraqi capital, when in fact they were so close they could be heard during his press conferences.

This veneer of credibility that Iran’s state propagandists have been given was deftly assailed by Dimitri Soudas, former executive director of the Canadian Olympic Committee, who remarked that “how dare Israel interfere with the Iranian government’s sacred right to broadcast state-approved lies while imprisoning journalists, shutting down the internet, and threatening artists with death? Truly, this is a dark day for freedom of expression — especially the kind where you’re free to chant what the Ayatollah tells you or get beaten to death in prison.”

Rather than repeatedly calling Emami “brave,” and accusing Israel of targeting “journalists,” Laurence would have been better off making clear for readers the role she plays in propping up a brutal theocratic dictatorship. But he took the easy route, parroting the Iranian regime’s propaganda instead.


Le chroniqueur de La Presse Jean-Christophe Laurence se fait l’écho du régime iranien en faisant l’éloge de l’ancêtre de la propagande

Sahar Emami est l’un des visages les plus connus d’Iran, d’autant plus qu’il s’agit d’une femme vivant dans un régime qui bat les femmes à mort pour avoir osé montrer des cheveux sous le foulard islamique obligatoire. 

Mais Emami n’est pas une héroïne courageuse ou une défenseuse des droits de la femme ; c’est une propagandiste professionnelle qui travaille pour les dictateurs fanatiques de la République islamique d’Iran en tant que présentatrice du journal télévisé de la télévision d’État iranienne.

Le 16 juin, des images d’Emami, au milieu d’une diatribe anti-israélienne, sautant sur ses pieds et s’enfuyant hors de l’écran alors qu’Israël frappait le centre de diffusion du régime iranien, sont rapidement devenues virales. Elle est rapidement retournée dans le bâtiment de radiodiffusion, qui n’a été que très peu visé par Israël.

Alors que la dictature iranienne l’a rapidement présentée, comme on pouvait s’y attendre, comme une héroïne du régime, il est remarquable qu’au moins un média canadien semble s’inspirer directement de la République islamique d’Iran pour ses points de vue.

Dans sa tribune du 22 juin dans La Presse, intitulée « Journaliste devenue icône », Jean-Christophe Laurence dépeint Emami comme une sorte d’héroïne, affirmant qu’elle « est devenue cette semaine la nouvelle icône du conflit entre Israël et l’Iran », et citant le porte-parole du régime qui a déclaré : « Ce que vous voyez, c’est l’agression flagrante du régime sioniste contre la République islamique ».

Au lieu d’un commentaire sur la façon dont le régime iranien utilise des organes de propagande pour supprimer la dissidence nationale, Laurence a blanchi les efforts de Téhéran et le rôle central d’Emami dans la perpétuation de l’une des dictatures les plus répressives du monde.

À deux reprises, Laurence a évoqué « l’acte de bravoure de Sahar Emami », alors qu’il n’existe aucune preuve qu’elle ait été la cible d’une frappe aérienne israélienne. Il cite Arash Azizi, conférencier à l’université de Yale, pour expliquer comment la République islamique a utilisé Sahar Emami à des fins de propagande, et le paraphrase en disant que son utilité pour le régime est en partie due au fait que, comme le dit Laurence, « Israël a pris les journalistes pour cible ».

Si les dirigeants iraniens peuvent qualifier Sahar Emami de journaliste, il est choquant de voir Laurence accorder de la crédibilité à de telles affirmations, étant donné que conférer un tel titre à Emami revient à étirer la définition du terme au point de lui faire perdre tout son sens. Elle est une propagandiste de la dictature iranienne, destinée à légitimer un régime sanguinaire qui a passé près d’un demi-siècle à opprimer brutalement son propre peuple.

Si elle est journaliste, Muhammad Saeed al-Sahhaf, ministre irakien des affaires étrangères sous le dictateur Saddam Hussein, l’était également. Il s’est fait connaître lors de l’invasion de l’Irak menée par les États-Unis, lorsqu’il a été largement raillé comme « Baghdad Bob » et « Comical Ali » pour ses affirmations ridicules selon lesquelles aucun soldat américain ne se trouvait à proximité de la capitale irakienne, alors qu’en fait, ils étaient si proches qu’on pouvait les entendre lors de ses conférences de presse.

Ce vernis de crédibilité accordé aux propagandistes de l’État iranien a été habilement attaqué par Dimitri Soudas, ancien directeur exécutif du Comité olympique canadien, qui a fait remarquer que “comment Israël ose-t-il interférer avec le droit sacré du gouvernement iranien de diffuser des mensonges approuvés par l’État tout en emprisonnant des journalistes, en coupant l’internet et en menaçant les artistes de mort ? Vraiment, c’est un jour sombre pour la liberté d’expression – en particulier celle qui consiste à chanter ce que l’Ayatollah vous dit ou à être battu à mort en prison”.

Plutôt que de qualifier Emami de « courageuse » à plusieurs reprises et d’accuser Israël de cibler les « journalistes », Laurence aurait mieux fait d’expliquer clairement à ses lecteurs le rôle qu’elle joue dans le soutien d’une dictature théocratique brutale. Mais il a choisi la voie de la facilité en se faisant l’écho de la propagande du régime iranien.

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