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After receiving complaints from Jewish students, Quebec Minister of Higher Education Pascale Déry launched an investigation into two Quebec CÉGEPs (colleges)—Vanier and Dawson Colleges. Déry also took steps to block course content at Dawson College given what she calls an “explosive” campus environment.
In response, 40 Jewish college and university professors on April 11 published an open letter in La Presse demanding Déry’s resignation. Their letter claimed that Déry is “unfit to serve as Minister of Higher Education.” It also demanded an end to the investigations, academic freedom on campus, and an end to using claims of antisemitism to silence pro-Palestinian voices.
Dawson College is one of Quebec’s most popular CÉGEPs, with 10,000 students. Last November, it was the site of violent anti-Israel demonstrations. And, as HonestReporting Canada has revealed, its campus publication, The Plant, has platformed rabid anti-Israel historical revisionism and support for Hamas terrorism. Meanwhile, at Vanier College, a window of the Jewish student organization Hillel was smashed.
The “explosive” campus environment is clearly a reality. Students have also objected to course content, like ‘Palestinian history’ being included in a math course, according to Déry.
The course Déry allegedly challenged was a French-language course at Dawson College on “Appartenances palestiniennes” (“Palestinian identity” or “affiliation”). The college insists that the course was optional. Yet Déry claimed that some students were forced to attend. Given the charged situation at the college, she asked that professors avoid “adding fuel to the fire.”
The signatories to the open letter accused the Education Ministry of not following standard procedure. They say Déry launched her investigation without prior warning. They also allege that student complaints “were not submitted through the usual channels.” (Students may have gone to the Ministry because they felt that CÉGEP authorities wouldn’t take their concerns seriously.)
Yet there may be darker forces at play. Déry, the first female Jewish Quebec cabinet minister, previously served on the board of the Centre for Israel and Jewish Affairs (CIJA) from 2016 to 2022.
That’s led to questions about potential “conflicts of interest” that highlight festering antisemitic tropes. As one anonymous Dawson staff member said, “anti-Israel groups are saying she’s exploiting her position for the ‘Zionist agenda.’”
In the professors’ open letter, they further claimed that “Jewish students are not threatened by reading Palestinian authors.”
This is a straw man argument. The threat does not lie with “reading Palestinian authors.” But these courses rarely stop at literature and poetry selections by Palestinian authors. They often extend to revisionist history and glorification of Palestinian terrorism.
What’s included in courses like the one at Dawson teaching “Palestinian identity?” While details are not publicly available, these courses often offer free reign to antisemitic rhetoric and denunciations of “settler colonialism.”
Why are more and more colleges and universities across Canada and the U.S. offering courses in Palestinian history, identity, literature, and more?
The massive growth in these courses is at least partly due to Qatari funding. In the U.S., the kingdom of Qatar has funneled billions into elite universities, including almost $2 billion (USD) to Cornell University. This money is closely connected not only with anti-Israel course content and campus protests, but also with the shutdown of Jewish Studies programs. It’s also fueling a rise in antisemitism on campuses.
Direct foreign funding is harder to trace in Canada. Yet if colleges like Dawson and Vanier use materials and websites created for U.S. programs, odds are good that students will be exposed to extreme anti-Israel views.
The letter’s signatories also dismissed Jewish students’ safety concerns. They claimed—despite violent campus protests all over North America—that no-one is “endangered by any expression of solidarity with Palestine.” But then they added: “even as leading human rights organizations, such as Amnesty International and Human Rights Watch, characterize Israel’s actions in Gaza as genocide.”
Both of these organizations have indeed accused Israel of genocide. They did so by systematically ignoring Hamas’s openly genocidal intent and omitting critical context. Essentially, both organizations inverted the reality of a defensive war into a narrative of deliberate extermination.
By accusing Israel of genocide, the letter’s signatories make their stance clear—and make it clear that no Jewish student who cares about Israel is truly safe on any campus where they are employed.
Under the guise of advocating for academic freedom, this open letter is a calculated attempt to deflect legitimate student safety concerns. It also directs attention away from potentially extremist and ahistorical anti-Israel curricula.
By dismissing Jewish students’ concerns and framing Déry’s investigation as an attack on “Palestinian voices”—with whispers behind the scenes about her allegedly “unfit” background—this letter disregards these institutions’ obligation to provide and ensure a secure and equitable learning environment.
This open letter does a disservice to academic integrity and the pursuit of truth. It prioritizes ideological agendas over the safety and well-being of students.
Des professeurs juifs rejettent les préoccupations des juifs en matière de sécurité dans une lettre ouverte publiée par La Presse
Après avoir reçu des plaintes d’étudiants juifs, la ministre québécoise de l’enseignement supérieur, Pascale Déry, a lancé une enquête sur deux CÉGEP (collèges) du Québec, les collèges Vanier et Dawson. Mme Déry a également pris des mesures pour bloquer le contenu des cours au collège Dawson en raison de ce qu’elle qualifie d’environnement « explosif » sur le campus.
En réponse, 40 professeurs juifs de collèges et d’universités ont publié le 11 avril une lettre ouverte dans La Presse exigeant la démission de Mme Déry. Leur lettre affirme que Mme Déry est « inapte à exercer les fonctions de ministre de l’Enseignement supérieur ». Ils demandent également la fin des enquêtes, la liberté académique sur les campus et la fin de l’utilisation des allégations d’antisémitisme pour faire taire les voix pro-palestiniennes.
Le Collège Dawson est l’un des CÉGEP les plus populaires du Québec, avec 10 000 étudiants. En novembre dernier, il a été le théâtre de violentes manifestations anti-israéliennes. Et, comme l’a révélé HonestReporting Canada, sa publication sur le campus, The Plant, a fait la promotion d’un révisionnisme historique anti-israélien enragé et d’un soutien au terrorisme du Hamas. Pendant ce temps, au Collège Vanier, une fenêtre de l’organisation étudiante juive Hillel a été brisée.
L’environnement « explosif » du campus est manifestement une réalité. Les étudiants se sont également opposés au contenu des cours, comme l’inclusion de l’histoire palestinienne dans un cours de mathématiques, selon M. Déry.
Le cours que Déry aurait contesté était un cours de langue française au Collège Dawson sur les « Appartenances palestiniennes » (« identité palestinienne » ou « affiliation »). Le collège insiste sur le fait que le cours était facultatif. Pourtant, Déry affirme que certains étudiants ont été forcés d’y assister. Compte tenu de la situation tendue au collège, elle demande aux professeurs d’éviter de « jeter de l’huile sur le feu ».
Les signataires de la lettre ouverte accusent le ministère de l’Éducation de ne pas avoir suivi la procédure habituelle. Ils affirment que Mme Déry a lancé son enquête sans avertissement préalable. Ils affirment également que les plaintes des étudiants « n’ont pas été soumises par les voies habituelles ». (Les étudiants se sont peut-être adressés au ministère parce qu’ils avaient l’impression que les autorités du CÉGEP ne prendraient pas leurs préoccupations au sérieux).
Cependant, des forces plus obscures sont peut-être en jeu. Mme Déry, première femme juive ministre du Québec, a déjà siégé au conseil d’administration du Centre pour les affaires juives et israéliennes (CIJA) de 2016 à 2022.
Cela a suscité des questions sur d’éventuels « conflits d’intérêts » qui mettent en évidence des tropes antisémites qui s’enveniment. Comme l’a dit un membre anonyme du personnel de Dawson, « les groupes anti-israéliens disent qu’elle exploite sa position pour le “programme sioniste” ».
Dans leur lettre ouverte, les professeurs affirment en outre que « les étudiants juifs ne sont pas menacés par la lecture d’auteurs palestiniens ».
Il s’agit d’un argument de paille. La menace ne réside pas dans la « lecture d’auteurs palestiniens ». Mais ces cours s’arrêtent rarement à des sélections de littérature et de poésie d’auteurs palestiniens. Ils s’étendent souvent à l’histoire révisionniste et à la glorification du terrorisme palestinien.
Qu’est-ce qui est inclus dans des cours comme celui de Dawson qui enseigne « l’identité palestinienne » ? Bien que les détails ne soient pas rendus publics, ces cours laissent souvent libre cours à la rhétorique antisémite et à la dénonciation du « colonialisme de peuplement ».
Pourquoi de plus en plus de collèges et d’universités au Canada et aux États-Unis proposent-ils des cours sur l’histoire, l’identité et la littérature palestiniennes, entre autres ?
La croissance massive de ces cours est au moins en partie due au financement qatari. Aux États-Unis, le royaume du Qatar a injecté des milliards dans des universités d’élite, dont près de 2 milliards de dollars à l’université Cornell. Cet argent est étroitement lié non seulement au contenu des cours anti-israéliens et aux manifestations sur les campus, mais aussi à la fermeture des programmes d’études juives. Il alimente également la montée de l’antisémitisme sur les campus.
Il est plus difficile de retracer les financements étrangers directs au Canada. Cependant, si des universités comme Dawson et Vanier utilisent du matériel et des sites web créés pour des programmes américains, il y a de fortes chances que les étudiants soient exposés à des points de vue anti-Israël extrêmes.
Les signataires de la lettre ont également rejeté les préoccupations des étudiants juifs en matière de sécurité. Ils affirment, malgré les violentes manifestations sur les campus d’Amérique du Nord, que personne n’est « mis en danger par l’expression de la solidarité avec la Palestine ». Mais ils ont ajouté : « alors même que les principales organisations de défense des droits de l’homme, telles qu’Amnesty International et Human Rights Watch, qualifient les actions d’Israël à Gaza de génocide ».
Ces deux organisations ont en effet accusé Israël de génocide. Elles l’ont fait en ignorant systématiquement l’intention ouvertement génocidaire du Hamas et en omettant le contexte critique. Essentiellement, les deux organisations ont inversé la réalité d’une guerre défensive en un récit d’extermination délibérée.
En accusant Israël de génocide, les signataires de la lettre affichent clairement leur position et indiquent clairement qu’aucun étudiant juif soucieux d’Israël n’est vraiment en sécurité sur un campus où ils sont employés.
Sous couvert de défendre la liberté académique, cette lettre ouverte est une tentative calculée de détourner les préoccupations légitimes des étudiants en matière de sécurité. Elle détourne également l’attention des programmes d’études anti-israéliens potentiellement extrémistes et anhistoriques.
En rejetant les préoccupations des étudiants juifs et en présentant l’enquête de Mme Déry comme une attaque contre les « voix palestiniennes » – avec des murmures en coulisses sur ses antécédents prétendument « inaptes » – cette lettre ne tient pas compte de l’obligation de ces institutions de fournir et d’assurer un environnement d’apprentissage sûr et équitable.
Cette lettre ouverte ne rend pas service à l’intégrité académique et à la recherche de la vérité. Elle donne la priorité aux agendas idéologiques plutôt qu’à la sécurité et au bien-être des étudiants.






