HRC publié dans Le Devoir : «Il faut parler haut et fort contre les incidents antisémites»

June 14, 2021

English version appended below.

Dans Le Devoir aujourd’hui, HRC soutient que ceux qui rejettent le droit d’Israël à exister, en particulier en tant qu’État juif, et qui tentent de dépeindre le peuple juif vivant dans sa patrie ancestrale comme étant des occupants coloniaux étrangers, font plus qu’ignorer le droit international. Ils essaient de façon perverse de réécrire l’histoire et de priver un peuple minoritaire de sa propre autodétermination ; un droit dont jouissent tous les peuples du monde.


Ces dernières semaines, tandis que des roquettes et des missiles volaient dans les airs lors du conflit armé entre Israël et le Hamas, le groupe terroriste islamiste basé à Gaza et mandataire du régime iranien, les civils des deux côtés ont été les plus touchés.

En Israël, 13 civils innocents, dont un père arabo-musulman et sa fille, des travailleurs étrangers, dont deux Thaïlandais et un Indien, et un jeune garçon, ont été assassinés par des roquettes du Hamas, délibérément envoyées pour tuer des civils israéliens innocents.

À Gaza, des Palestiniens innocents ont été délibérément mis en danger par le Hamas, qui gouverne Gaza d’une main de fer et qui a utilisé sa propre population civile comme bouclier humain, un véritable crime de guerre.

Malheureusement, aussi horribles et tragiques que soient ces morts, les civils innocents des deux côtés n’ont pas été les seules victimes des récents combats. Une victime majeure n’était autre que la vérité.

Des gens raisonnables peuvent ne pas être d’accord sur les mesures appropriées qu’Israël devrait prendre en réponse à plus de 4000 attaques à la roquette injustifiées et aveugles contre sa population civile par le Hamas, une organisation terroriste génocidaire qui se voue à la destruction d’Israël.

Mais l’un des discours les plus préoccupants de ces dernières semaines a été de remettre en question publiquement non seulement les tactiques d’Israël, ou même son droit de se défendre contre le terrorisme, mais son droit même à exister, à savoir en tant qu’État juif.

Israël est indépendant depuis 1948, date à laquelle il a obtenu son indépendance du Royaume-Uni. Auparavant, le territoire a été occupé par les Turcs ottomans, les Arabes sarrasins, les croisés, les Babyloniens, les Romains, les Grecs et autres. Mais depuis plus de trois mille ans, le peuple juif a vécu dans sa patrie historique, sans interruption. Trois millénaires plus tard, les Juifs israéliens parlent la même langue que leurs ancêtres, suivent la même foi et marchent sur les mêmes traces que leurs ancêtres.

Scandaleusement, Israël est aujourd’hui qualifié d’État colonialiste par des critiques mal informés qui prétendent que le pays n’est rien de plus qu’une installation étrangère au Moyen-Orient, qui n’existe qu’en raison de la culpabilité occidentale de l’Holocauste. Mais cette vision du monde ignore totalement des millénaires d’histoire juive, de nombreuses preuves archéologiques de l’habitation du peuple juif sur cette terre, et le fait que la terre d’Israël est l’endroit dont le peuple juif est originaire en tant que peuple distinct.

Un droit à l’existence rejeté

Il ne fait aucun doute qu’Israël a le droit d’exister dans le contexte et le cadre du droit international. Le plan de partage des Nations unies pour la Palestine, qui a coupé la majeure partie de l’Israël historique et divisé la terre en un État juif et un État arabe, a été accepté par les représentants juifs, mais tragiquement rejeté par le monde arabe il y a près de 75 ans. Si les Arabes avaient alors accepté le plan de partage, il y aurait aujourd’hui un État arabe entre la mer Méditerranée et le Jourdain. À l’époque, les dirigeants arabes pensaient pouvoir détruire l’État juif naissant et ont choisi de voter contre la partition et, le lendemain de la déclaration d’indépendance d’Israël en 1948, ils ont envahi et tenté de détruire le nouveau pays.

Mais ceux qui rejettent le droit à l’existence d’Israël, en particulier en tant qu’État juif, et qui tentent de dépeindre le peuple juif vivant dans sa patrie ancestrale comme étant des occupants coloniaux étrangers font plus qu’ignorer le droit international. Ils essaient de façon perverse de réécrire l’histoire et de priver un peuple minoritaire de sa propre autodétermination ; un droit que tous les peuples du monde ont.

Au Canada, la minorité francophone, présente principalement, mais pas exclusivement, au Québec, est une nation dans une nation. Elle a une histoire unique, une identité unique et une culture unique. Les Canadiens français, en particulier les Québécois, peuvent comprendre que, si d’autres tentaient d’effacer leur histoire, ce serait plus que du révisionnisme, ce serait un génocide culturel.

Ironiquement, chaque période de tensions accrues au Moyen-Orient entraîne une augmentation des attaques antisémites dans le monde, y compris au Canada. Au cours des dernières semaines, des résidents juifs ont été la cible de harcèlement et d’agression à Montréal. Cette preuve démontre bien qu’un État juif est plus qu’un droit ou un luxe ; c’est une nécessité, en particulier pour une minorité qui a été ciblée et persécutée tout au long de son histoire.

L’antisémitisme est un cancer de l’humanité depuis des temps immémoriaux. Nous pourrions aisément nous sentir désespérés et penser que nous ne pouvons rien faire pour le combattre. Heureusement, l’espoir n’est pas perdu.

Afin d’apporter un changement, en premier lieu, la mairesse Valérie Plante doit parler haut et fort contre les incidents antisémites qui ont eu lieu récemment dans la Belle Province, lorsque des résidents juifs ont été harcelés et même attaqués quand la violence éclatait au Moyen-Orient.

Deuxièmement, Montréal peut prendre une position de chef de file et se joindre au gouvernement Trudeau, à la province de Québec, de l’Ontario et aux municipalités régionales de Dollard-des-Ormeaux, Westmount, Hampstead, Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Côte-Saint-Luc, l’Association étudiante de l’Université Concordia (CSU) et des dizaines d’autres pays, en adoptant la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste.

Cette définition reconnaît que la discrimination antisémite et le discours haineux sont souvent camouflés comme étant simplement de nature anti-israélienne, et elle vise à reconnaître et à catégoriser correctement le discours anti-juif, même lorsqu’il se déguise en discours légitime.

Selon un récent sondage de Statistique Canada, les Juifs canadiens sont le groupe cible numéro un pour les crimes haineux à motivation religieuse, et les 100 000 Juifs du Québec ne sont certainement pas à l’abri de cette haine non plus. La Ville de Montréal et la province de Québec ont une obligation morale non seulement de s’opposer aux incidents antisémites individuels lorsqu’ils se produisent, mais aussi de prendre des mesures pour aider à les combattre pour les générations à venir.


HRC In Le Devoir: “We Must Speak Loudly and Strongly Against Antisemitic Incidents”

In Le Devoir today, HRC argues that those who reject Israel’s right to exist, particularly as a Jewish state, and who attempt to portray the Jewish people living in their ancestral homeland as foreign colonial occupiers, are doing more than just ignoring international law. They are perversely trying to rewrite history, and to deprive a minority people of its own self-determination; a right that all peoples around the world have.


In recent weeks, as rockets and missiles flew through the air in the armed conflict between Israel and Hamas, the Gaza-based Islamist terrorist group and proxy of the Iranian regime, civilians on both sides bore the brunt. 

In Israel, 13 innocent civilians, including an Arab-Muslim father and daughter, two Thai and an Indian foreign worker, and a young boy, were murdered by Hamas rockets, purposefully sent to kill innocent Israeli civilians. 

In Gaza, innocent Palestinians were purposefully put in harm’s way by Hamas, which governs Gaza with an iron fist, and which used its own civilian population as human shields, a bona fide war crime

Unfortunately, as horrific and tragic as these deaths were, the innocent civilians on both sides were not the only casualties of the recent fighting. A major casualty was none other than the truth. 

Reasonable people can disagree on the proper measures Israel should take in response to 4,000+ unwarranted and indiscriminate rocket attacks on its civilian population by Hamas, a genocidal terrorist organization dedicated to the destruction of Israel. 

But one worrying strain of public conversation in recent weeks has been to publicly question, not just Israel’s tactics, or even its right to defend itself against terrorism, but against its very right to exist, namely as a Jewish state. 

Israel has been independent since 1948, when it achieved independence from the United Kingdom. Prior to that, it had been occupied by the Ottoman Turks, the Saracen Arabs, Crusaders, Babylonians, Romans, Greeks, and others. But for more than three thousand years, the Jewish people have lived in their historic homeland, without interruption. Three millennia later, Israeli Jews speak the same language as their ancestors, follow the same faith, and walk in the same footsteps as their ancestors.  

Scandalously, Israel is labelled a colonialist state by ill-informed critics today who allege that the country is nothing more than a foreign installation in the Middle East, which only exists because of Western guilt over the Holocaust. But this worldview utterly ignores millennia of Jewish history, ample archaeological proof of the Jewish people’s habitation in the land, and the fact that the land of Israel is where the Jewish people originated as a distinct people. 

There’s no question that Israel has a right to exist in the context and framework of international law. The United Nations Partition Plan for Palestine, which cut away most of historical Israel, and divvied up the land into a Jewish state and an Arab state, was accepted by Jewish representatives, but tragically rejected by the Arab world nearly 75 years ago. Had the Arabs accepted the partition plan then, there would be an Arab state today between the Mediterranean Sea and the Jordan River. At the time, the Arab leadership thought they could destroy the nascent Jewish state and opted to vote against partition, and the day after Israel declared independence in 1948, invaded and attempted to destroy the new country. 

But those who reject Israel’s right to exist, particularly as a Jewish state, and who attempt to portray the Jewish people living in their ancestral homeland as foreign colonial occupiers, are doing more than just ignoring international law. They are perversely trying to rewrite history, and to deprive a minority people of its own self-determination; a right that all peoples around the world have. 

In Canada, the French speaking minority, found primarily, but not exclusively in Quebec, is a nation within a nation. It has a unique history, a unique identity, and a unique culture. French Canadians can understand that if others tried to erase their history, it would be more than revisionism, it would amount to cultural genocide.  

Ironically, every period of heightened tensions in the Middle East brings increased antisemitic attacks around the world, including in Canada. In recent weeks, Jewish residents were targeted for harassment and assault in Montreal. This is just another proof that a Jewish state is more than just a right, or a luxury; it is a necessity, particularly for a minority who has been targeted and persecuted throughout its history. 

Antisemitism has been a cancer on humanity since time immemorial, and one could be forgiven for feeling hopeless, and that nothing can be done to combat it, but fortunately, hope is not lost. 

To affect change, firstly, Mayor Plante must speak loudly against antisemitic incidents which took place in la belle province recently, when Jewish residents were harassed and even attacked as violence in the Middle East erupted. 

Secondly, Montreal can take a leadership position, and join the Trudeau government, the Province of Ontario and Quebec, and the regional municipalities of DDO, Westmount, Hampstead, Cote-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grace, Cote-Saint-Luc, and the Concordia Student Union (CSU), and dozens of other countries, in adopting the International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA) definition of antisemitism. 

This definition recognizes that antisemitic discrimination and hate speech are often cloaked as being merely anti-Israel in nature, and it aims to properly recognize and categorize anti-Jewish speech, even when it veils itself as legitimate discourse. 

According to a recent Statistics Canada survey, Canadian Jews are the number one targeted group for religiously motivated hate crimes, and Quebec’s 100,000 Jews are certainly not immune from this hatred either. The City of Montreal, and indeed the Province of Quebec, have a moral obligation, not just to oppose individual antisemitic incidents when they occur, but to take steps to help combat it for generations to come. 

Mike Fegelman is Executive Director of HonestReporting Canada, a non-profit organization ensuring fair and accurate Canadian media coverage of Israel. www.HonestReporting.ca

Comments

You may also like

Send this to a friend